Au fil des temps, le mois d'octobre est devenu le mois consacré au Rosaire, c'est-à-dire à la prière par Marie.
- Pourquoi un mois du Rosaire ?
- Que faire en ce mois du Rosaire ?
- "Je suis Notre-Dame du Rosaire", dira Marie le 13 octobre 1917.

Pourquoi un "mois du Rosaire" ?

En effet, il y a déjà un mois consacré à Notre-Dame, le mois de mai, pendant lequel nous lui exprimons tous les sentiments de notre filiale affection, notre confiance et notre plus profond respect.

Mais en ce mois d'octobre, l’Église honore plus particulièrement Marie comme celle qui nous obtient les victoires dans les situations les plus difficiles.

Déjà, au temps de saint Dominique, en 1213, c'est grâce au Rosaire que fut gagnée la bataille de Muret, menée par Simon de Montfort contre l'armée albigeoise (c'est-à-dire la dangereuse hérésie cathare).

C'est encore par la prière du Rosaire que le pape St Pie V (qui était dominicain) a obtenu la victoire sur les Turcs à Lépante, le 7 octobre 1571. Et c'est pourquoi il a institué à cette date la fête du très Saint Rosaire, appelée encore Notre-Dame des Victoires.

Par le Rosaire encore, le pape Innocent XI obtint en 1683 la délivrance de Vienne de la menace, toujours renouvelée, de l'Islam.

Par le Rosaire, une autre victoire fut encore gagnée contre les Turcs devant Belgrade en 1716, et c'est ce qui décida le pape Clément XI à étendre la fête du Saint Rosaire à l'Église universelle.

Par le Rosaire, St Louis-Marie Grignion de Montfort forma l'âme chrétienne de la Vendée (18ème siècle).

C'est encore la prière du Rosaire que la Vierge de Fatima, en 1917, a demandée avec instance pour sauver les âmes de l'enfer.

La victoire de la Marne, pendant la première guerre mondiale (8 septembre 1918), a été reconnue comme une victoire de Notre-Dame. Elle a bloqué l'armée allemande qui était à 50 km. de Paris.

Une autre victoire encore a été gagnée grâce à la récitation du Rosaire, c'est la délivrance de l'Autriche de la menace communiste, en 1947.

Ainsi, le Rosaire est l'arme des combats de Dieu, une arme toute pacifique, reçue par Saint Dominique des mains de Marie. A toutes les époques, il a été l'instrument des cœurs apostoliques.

Par le Rosaire, aujourd'hui, ne pouvons-nous pas espérer vaincre l'immense indifférence d'un monde sans espérance et conduire les âmes au Paradis de Dieu ?

Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge.
Tant que le rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette prière est puissante sur son cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la terre. La douce Reine du ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, chantent ses louanges.
Il n'y a pas de prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. Aussi l’Église nous invite-t-elle à aller le réciter chaque soir, en ce mois d'octobre, devant Jésus réellement présent et exposé sur l'autel.
Le mois d'octobre est là. Avec lui l’Église appelle ses enfants pour qu'ils récitent en commun les belles prières du Rosaire. Le soir, au moment où la nature fatiguée va s'endormir, les cœurs semblent reprendre une nouvelle énergie pour célébrer les louanges de la Reine du Ciel.
(Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

Que faire en ce mois du Rosaire ?

Comme au mois de mai, aménageons plus particulièrement notre "coin-prière" en l'honneur de Marie, avec une belle icône ou une statue, entourée de fleurs et de quelques bougies.

Pour prier Notre-Dame, le Rosaire, dévotion mariale par excellence, tient une place prééminente : tant de fois, la Sainte Vierge elle-même l'a demandé, à maintes reprises, avec insistance, au cours de ses différentes apparitions, à Fatima surtout.

Rappelons cependant qu'il est très possible de ne réciter le Rosaire qu'en partie,
une seule série de mystères à la fois, ou même une seule dizaine de chapelet.

En ce mois du Rosaire, disons tous, en famille, notre chapelet. Le pape Jean-Paul II le demandait avec insistance :

Le Rosaire, lentement récité et médité en famille, en communauté, personnellement, vous fera entrer peu à peu dans les sentiments du Christ et de sa Mère, en évoquant tous les évènements qui sont la clé de notre salut. (Jean-Paul II, homélie, le 6 - 05 -1980)

Pensons encore aux litanies de la Sainte Vierge, l’Angélus, le Souvenez-vous, le Magnificat, l'Ave Maris stella ou tant d'autres belles prières à puiser dans les trésors de la liturgie.
Cela peut être aussi le moment de commencer la pratique des cinq premiers samedis du mois, demandée par Notre-Dame à Fatima.

"Je suis Notre-Dame du Rosaire" (Fatima, 13 octobre 1917)

A chacune de ses six apparitions, notre Mère du Ciel a tenu à répéter sa demande, toujours dans les mêmes termes, avec la même insistance : "Récitez le chapelet tous les jours !" C'est dire à quel point cette belle prière, tellement traditionnelle dans l'Eglise, plaît souverainement à son Cœur de Mère.
La Vierge de Fatima vient nous révéler que le chapelet, loin d'être une dévotion tout à fait secondaire et facultative, est la condition la plus ordinaire pour obtenir infailliblement toutes les grâces que nous lui demandons. Oui, elle est la Médiatrice de toutes grâces, de par le bon plaisir de son Fils.
Mais ce torrent de faveurs qu'elle retient dans son Cœur, elle ne veut le dépenser sur chacune de nos âmes, de nos familles, de nos patries et sur le monde, qu'en réponse à l'imploration humble et suppliante de nos innombrables chapelets.
Si, de même qu'à Lourdes, elle voulut apparaître à la Cova da Iria tenant à la main cet instrument béni, guide de notre prière, c'était pour nous montrer qu'il était le plus sûr moyen, parce que le plus facile, le plus humble, pour gagner son Cœur et obtenir ses grâces.
Tel est bien l'esprit du message de Fatima qui, sur ce point, ne fait que reprendre et développer celui de Lourdes, mais avec plus de vigueur encore.
(Frère Michel de la Sainte Trinité. Toute la vérité sur Fatima. Tome 1)


La décadence qui existe dans le monde est sans nul doute la conséquence du manque de prière.
Ce fut en prévision de cette désorientation que la Vierge a recommandé avec tant d'insistance la récitation du chapelet.
Et comme le chapelet est, après la sainte liturgie eucharistique, la prière la plus propre à conserver la foi dans les âmes, le démon a déchaîné sa lutte contre lui.
Malheureusement, nous voyons les désastres qu'il a causés. (…)
Nous ne pouvons et nous ne devons pas nous arrêter ni laisser, comme dit Notre Seigneur, les fis des ténèbres être plus avisés que les fils de la Lumière.
Le rosaire est l'arme la plus puissante pour nous défendre sur le champ de bataille.
(Lettre de sœur Lucie de Fatima à un prêtre. 26-11-1970)


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