1) Pendant la guerre de 14-18, le maréchal Foch...
2) À l'époque du rideau de fer et des goulags, le cardinal Meisner, archevêque de Cologne.

Gagner des victoires... par Marie

Le Maréchal Foch est né à Tarbes, près de Lourdes. 
Dans son enfance, il a connu la petite Bernadette... il a joué avec elle dans le jardin de sa marraine.

Les apparitions de la Sainte Vierge à la grotte de Massabielle feront de lui le soldat de l’Immaculée. 
A 20 ans, il se consacre à Marie.
Puis ce fut, pour lui, la vie militaire : ce chrétien de race n’a jamais connu la défaite. Le Ciel l’avait taillé pour la victoire.

1914 : la guerre. La Grande Guerre. 
Le premier regard de Foch est pour l’Immaculée : il l’invoque chaque jour et avant chaque bataille, avec cette certitude intérieure que Notre-Dame de Lourdes nous obtiendra la victoire...

Par-dessus tout, il croyait à l’efficacité de la prière : il mobilise toutes les âmes de prière, surtout des familles. En particulier, il compte beaucoup sur la prière des petits enfants. 
Souvent, dans les villages, près du "Front", il les rassemble, les conduit à l’église et leur fait réciter quelques “Je vous salue Marie”.
Mais ce n’est pas tout de demander aux autres des prières. Lui-même était un homme de prière.

Il a confié un jour à un vieil oncle prêtre que toute sa vie, depuis ses années de collège, 
il avait fidèlement récité, tous les jours, le chapelet et le Veni Sancte Spiritus.

Dans les dernières semaines de la guerre, il assiste tous les matins à la messe, puis va réciter son chapelet avant de se mettre au travail. 
“Laissez-le, disait Clémenceau, ne le dérangez pas : ça lui a trop bien réussi jusqu’ici.
Sa prière était continuelle. Aussi peut-on dire que sa victoire, autant que le fruit de son génie, fut celui de son âme, de sa prière.

C’est de ma mère que je tiens ma croyance en Notre-Dame. J’ai dit mon chapelet tous les jours de ma vie. 
- Même aux jours de grande bataille ? 
- J’en avais encore plus besoin ! Maintes fois je me suis vu pris. Alors je m’accrochais à Elle comme un enfant de 2 ans s’accroche à sa mère. Je lui demandais l’inspiration.
Elle nous a toujours sauvés.

Ses victoires, c’est toujours à l’Immaculée qu’il les attribue. 
La gloire, les honneurs qu’il reçoit comme vainqueur, il “renvoie” tout à sa bonne Mère du Ciel.
(Texte paru dans "Le carillon de l'Immaculée", Lourdes, 1991)

Le Chapelet, résumé de la foi chrétienne

Le Rosaire est une prière riche de toute la doctrine chrétienne. 
Le récit qui suit vous le montrera.

Il est d’un évêque allemand, le Cardinal Meisner, Archevêque de Cologne, 
recevant un groupe d’allemands vivant depuis trente-cinq ans en Sibérie,
et donc privés de tout contact avec l’Eglise.

Ils me dirent :

"L’Église nous manque tellement ! Quelle vérité de foi devons-nous transmettre à nos enfants, pour qu’ils obtiennent la vie éternelle ?"

Je leur réponds :

"Je vais vous donner un catéchisme et un Nouveau Testament. 
Si vous les donnez à vos enfants, ils obtiendront la vie éternelle".

Malheureusement, personne ne pouvait, il y a quinze ans, emporter de livres en Russie. 


Quand ils me firent cette remarque, je leur dis :

"Mais le chapelet, vous pouvez certainement l’emporter ?"

Ils répondirent :

"Oui, nous pouvons le pendre au cou, comme si c’était un chaîne. 
Personne au contrôle ne s’opposera à cela. Cependant, ont-ils ajouté, 
qu’est-ce que le chapelet a à voir avec notre question : 
que pouvons-nous transmettre à nos enfants pour qu’ils obtiennent la vie éternelle ?"

Je leur ai alors montré la croix pendue au chapelet :

"C’est ici que nous récitons le Credo, c’est-à-dire la doctrine de notre foi. Et, disait 
saint Thomas d’Aquin : "La Croix est le livre dont je ne pourrai jamais terminer l’étude.
Les trois grains viennent ensuite : foi, espérance et charité. Ils représentent la doctrine de la vie.

Et à suivre, comme dans une chaîne, vient tout le Nouveau Testament : 
le mystère de l’Incarnation de Dieu dans les mystères joyeux ; 
le mystère de la Rédemption dans le chapelet douloureux 
et finalement les mystères de notre plénitude, les mystères glorieux.

Je ne l’oublierai jamais : un des pèlerins prit alors le chapelet et dit :

"Je tiens donc dans une seule main toute la foi catholique ?".

Oui, il tenait effectivement dans une seule main la plénitude de notre foi.

(Cardinal Meisner, Archevêque de Cologne. Cité dans la revue «N’ayez pas peur» n° 8 - oct. 1992)


Document important à consulter : la prière du Rosaire


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