Le Rosaire :
- un abrégé de l'Évangile, un résumé de la foi...
- un peu d'histoire
- une prière très puissante, à la portée de tous
- comment prier le Rosaire ?

Le Rosaire : un abrégé de l'Évangile, un résumé de la foi…

Un abrégé de tout l'Évangile

Le culte marial trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu et dans la prière mariale, telle le saint Rosaire, "abrégé de tout l'Évangile". (CEC 971)

En effet, dans la succession des « mystères du Rosaire », nous voyons se dérouler devant nos yeux toute la vie de Jésus dans les différents épisodes de son enfance, sa vie publique, sa Passion et enfin sa victoire sur la mort par sa Résurrection glorieuse.

Un résumé de la foi

Le récit qui suit est d'un évêque allemand, recevant un groupe d’allemands vivant depuis trente-cinq ans en Sibérie, privés de tout contact avec l’Église et soucieux de conserver la foi et de la transmettre à leurs enfants.

"Ils me dirent :

"L’Église nous manque tellement ! Quelle vérité de foi devons-nous transmettre à nos enfants, pour qu’ils obtiennent la vie éternelle ?"

Je leur réponds :

"Je vais vous donner un catéchisme et un Nouveau Testament. Si vous les donnez à vos enfants, ils obtiendront la vie éternelle".

Malheureusement, personne ne pouvait, il y a quinze ans, emporter de livres en Russie. Quand ils me firent cette remarque, je leur dis :

"Mais le chapelet, vous pouvez certainement l’emporter ?"

Ils répondirent :

"Oui, nous pouvons le pendre au cou, comme si c’était une chaîne. Personne au contrôle ne s’opposera à cela. Cependant, ont-ils ajouté, qu’est-ce que le chapelet a à voir avec notre question : que pouvons-nous transmettre à nos enfants pour qu’ils obtiennent la vie éternelle ?"

Je leur ai alors montré la croix pendue au chapelet :

"C’est ici que nous récitons le Credo, c’est-à-dire la doctrine de notre foi. Et, disait saint Thomas d’Aquin : "La Croix est le livre dont je ne pourrai jamais terminer l’étude.
Les trois grains viennent ensuite : foi, espérance et charité. Ils représentent la doctrine de la vie.
Et à suivre, comme dans une chaîne, vient tout le Nouveau Testament :
- le mystère de l’Incarnation de Dieu dans les mystères joyeux ;
- le mystère de la Rédemption dans le chapelet douloureux
- et finalement les mystères de notre plénitude, les mystères glorieux.

Je ne l’oublierai jamais ! Un des pèlerins prit alors le chapelet et dit :

"Je tiens donc dans une seule main toute la foi catholique ?".

Oui, il tenait effectivement dans une seule main la plénitude de notre foi."

(Cardinal Meisner, Archevêque de Cologne. Cité dans la revue «N’ayez pas peur» n° 8 - oct. 1992)

La prière du Rosaire : un peu d'histoire…

Prière recommandée par tous les papes, prière demandée par Marie à de très nombreuses apparitions, le Rosaire fait partie du trésor de l'Église depuis de très nombreux siècles.

Depuis le Moyen Âge

Dès le 11ème siècle, il existait déjà bien des formes de prière mariale, basées sur la répétition des Je vous salue, Marie, en l'honneur des joies de Notre-Dame, puis des sept Douleurs de Marie, dévotion propagée au 13ème siècle par les franciscains.
Mais c'est surtout saint Dominique qui, à la suite d'une apparition de la Sainte Vierge, l'a instaurée sous sa forme actuelle, au début du 13ème siècle, pour lutter contre l'hérésie des albigeois.

Pour répondre à la violence de ces ennemis de l'Église, saint Dominique n'a pas utilisé les armes.
Mais il a eu foi en la dévotion du saint Rosaire qui bientôt s'est répandue dans le monde entier.

Au 15ème siècle, le Bienheureux Alain de la Roche, dominicain, et saint Louis-Marie Grignion de Montfort au 18ème, se sont efforcés de continuer l'œuvre de saint Dominique en invitant les catholiques à réciter avec ferveur leur chapelet.

La fête du Rosaire, célébrée le 7 octobre, a été instituée en remerciement de la victoire navale de Lépante (1571) sur les Turcs, victoire qui libérait toute la Chrétienté d'une grave menace d'invasion : cette victoire fut obtenue grâce à la récitation du chapelet par tout le monde chrétien, à la demande du pape saint Pie V.

Le Rosaire aujourd'hui… enrichi des mystères lumineux

L'Église aujourd'hui nous invite à conserver - ou à reprendre - la prière du Rosaire (cf. CEC 1674).

Mais c'est surtout le pape Jean-Paul II qui, de nos jours, a été le grand chantre du Rosaire, prière qu'il affectionne tout particulièrement.

Réciter le Rosaire n'est rien d'autre que contempler avec Marie le visage du Christ…
(Le Rosaire de la Vierge Marie : RVM 2)

Une prière aussi facile, et en même temps aussi riche, mérite vraiment d'être redécouverte par la communauté chrétienne. (RVM 43)

Pour nous encourager à réciter notre Rosaire, il a publié en 2002 une magnifique Lettre apostolique : "Le Rosaire de la Vierge Marie" :"RVM". Dans cette Lettre, il nous fait le don, pour dire le Rosaire, d'une nouvelle série de mystères, les "mystères lumineux".

Afin de donner une consistance nettement plus christologique au Rosaire, il me semble qu'un ajout serait opportun ; tout en le laissant à la libre appréciation des personnes et des communautés, cela permet de prendre en compte également les mystères de la vie publique du Christ, entre le Baptême et la Passion. (…)
C'est tout au long des années de sa vie publique que le mystère du Christ se révèle à un titre spécial comme mystère de lumière : Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. (Jn 9, 5). (RVM 19)

Une prière très puissante, à la portée de tous…

Puissance du Rosaire

Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferai la conquête du monde.
De toutes les prières, le Rosaire est la plus belle et la plus riche en grâces, celle qui plaît le plus à la très Sainte Vierge Marie.
Aimez donc le Rosaire et récitez-le avec piété tous les jours : c'est le testament que je vous laisse afin qu'il vous fasse souvenir de moi.
(St Pie X)

Combien de grâces sont dûes à la récitation du Rosaire ?...

La célèbre victoire de Lépante sur les Turcs, en 1571, a été due précisément à cette prière du Rosaire, à la demande du saint Pape Pie V.

Mais combien d’autres victoires ont été obtenues par le Rosaire !...

L'histoire relate une intervention de Notre-Dame pour la délivrance de Vienne (Autriche), menacée par les musulmans, en 1716, due à la récitation du Rosaire.

Une autre fois encore, en 1946, Vienne voit s'écarter, toujours grâce à la prière du Rosaire, un grave danger d'invasion de la Russie communiste.

Nous vivons des temps difficiles, comparables - à plus d’un titre - à celui de Lépante... voire pires.
Qui penserait pouvoir s’en tirer par ses seules forces humaines ?

" Vierge puissante… Consolatrice des affligés… Secours des chrétiens… Reine de la Paix…" (litanies),

Marie notre Mère, notre Reine, Marie toute-puissante sur le cœur de Dieu, est toujours là pour nous venir en aide dans toutes nos difficultés.

La prière du Chapelet en famille

La Sainte Vierge elle-même ne cesse de demander, en particulier à Fatima, que l'on récite le chapelet tous les jours. Prenons le temps de le dire en famille : et même les petits de 5 ou 6 ans peuvent en dire une dizaine avec nous.

"Le Rosaire est depuis toujours la prière de la famille et pour la famille. Il fut un temps où cette prière était particulièrement chère aux familles chrétiennes et en favorisait certainement la communion. Il ne faut pas perdre ce précieux héritage. (…)
La famille qui est unie dans la prière demeure unie. Par tradition ancienne, le saint Rosaire se prête tout spécialement à être une prière dans laquelle la famille se retrouve.
Les membres de celle-ci, en jetant véritablement un regard sur Jésus, acquièrent aussi une nouvelle capacité de se regarder en face, pour communiquer, pour vivre la solidarité, pour se pardonner mutuellement, pour repartir avec un pacte d'amour renouvelé par l'Esprit de Dieu. (…)
Dans bien des cas, il devient toujours plus difficile de communiquer : on ne parvient pas à rester ensemble, et les rares moments passés en commun sont absorbés par les images de la télévision.
Recommencer à réciter le Rosaire en famille signifie introduire dans la vie quotidienne des images bien différentes, celles du mystère qui sauve : l'image du Rédempteur, l'image de sa Mère très sainte.
La famille qui récite le Rosaire reproduit un peu le climat de la maison de Nazareth : on place Jésus au centre, on partage avec lui les joies et les souffrances, on remet entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de lui espérance et force pour le chemin. (…)
Prier le Rosaire pour ses enfants, et mieux encore avec ses enfants, en les éduquant depuis leur plus jeune âge à ce moment quotidien de "pause priante" de la famille, n'est certes pas la solution de tous les problèmes, mais elle constitue une aide spirituelle à ne pas sous-estimer.
(Jean-Paul II Le Rosaire de la Vierge Marie RVM 41-42)

Le Chapelet, prière des âmes simples

La prière du chapelet n’est pas difficile, elle est à la portée de tous : c'est la seule prière dont nous soyons encore capables lorsque nous sommes très fatigués...

C'est la prière des malades : par le chapelet, ils peuvent “valoriser” leurs souffrances, leur inactivité douloureuse, leur impuissance.

C’est la prière des âmes simples, des enfants...

Ce qui a été dit jusqu'ici exprime amplement la richesse de cette prière traditionnelle, qui a la simplicité d'une prière populaire, mais aussi la profondeur théologique d'une prière adaptée à ceux qui perçoivent l'exigence d'une contemplation plus mûre. (RVM 39)

"Le Rosaire, c'est la méditation des simples ; et, pour tous, c'est la méditation des heures difficiles, des heures où l'on ne s'appartient pas. Aimez le Rosaire. Aucune philosophie n'a rien fait de semblable. J'ai connu de pauvres gens très ignorants qui disaient le Rosaire d'une façon sublime…"(Mgr. d'HULST)

Comment prier le Rosaire ?

Une méthode basée sur la répétition

"La méditation des mystères du Christ est proposée dans le Rosaire avec une méthode caractéristique, capable par nature de favoriser leur assimilation.
C'est une méthode fondée sur la répétition.... La répétition se nourrit du désir d'être toujours plus pleinement conformé au Christ, c'est là le vrai "programme" de la vie chrétienne. (…)
Le Rosaire nous aide à grandir dans cette conformation jusqu'à parvenir à la sainteté". (RVM 26)

"Que la relation au Christ puisse profiter également du soutien d'une méthode ne doit pas étonner". (RVM 27)

Risque de routine ?

On peut être tenté de penser : "Le chapelet ? Oui, c'est bien, mais enfin, c’est une répétition monotone, ça ne peut qu’engendrer la routine... On ne pense plus à ce qu’on dit... l’esprit s’évade ailleurs... Et puis, on peut prier autrement…"

Oui, certes…mais alors, pourquoi la Sainte Vierge demande-t-elle toujours cette prière-là ?
Un enfant se lasse-t-il de dire à sa maman : “Maman, je t’aime !” ?

Prier le Chapelet, c’est passer un moment avec notre bonne Maman du Ciel, ce n’est pas autre chose que de lui dire : “Maman, je t’aime !”
Et comme le propre de l’amour est de partager les sentiments de l’être aimé, comment ne pas nous associer, successivement, à tout ce qui a fait les joies, les peines et les gloires de Marie ?
Quant à la répétition des mêmes mots dans le Rosaire, voici ce qu'en dit le pape Jean-Paul II :

…Cela vaut avant tout pour l'Ave Maria, répété dix fois à chaque mystère.
Si l'on s'en tient à cette répétition d'une manière superficielle, on pourrait être tenté de ne voir dans le Rosaire qu'une pratique aride et ennuyeuse.
Au contraire, on peut considérer le chapelet tout autrement, si on le regarde comme l'expression de cet amour qui ne se lasse pas de se tourner vers la personne aimée par des effusions qui, même si elles sont toujours semblables dans leur manifestation, sont toujours neuves par le sentiment qui les anime.
(…) Une chose est claire : si la répétition de l'Ave Maria s'adresse directement à Marie, en définitive, avec elle et par elle, c'est à Jésus que s'adresse l'acte d'amour. (…) (RVM 26)

Le fait de répéter certains actes correspond à un besoin de notre nature humaine

Dieu se communique à l'homme en respectant la façon d'être de notre nature et ses rythmes vitaux. (RVM 27)

C'est aussi ce que dit sœur Lucie de Fatima :

“Le Créateur suprême de tout ce qui existe a établi que tous les êtres se conservent moyennant une répétition continue des mêmes actes... Nous-mêmes, nous vivons en respirant : c'est-à-dire en répétant toujours les inspirations et expirations de cette fonction organique.”
(sœur Lucie de Fatima)

La répétition des Ave tout au long de notre chapelet est pour l’âme cette "respiration" qui la fait vivre et l’entretient dans l’amour. Elle ne peut paraître fastidieuse qu’à celui qui n’aime pas.
Le Père Lacordaire a une très belle expression :

"L'amour n'a qu'un mot et, en le disant toujours, il ne le répète jamais".

Les 20 mystères du Rosaire

Ces 4 séries de 5 mystères recouvrent désormais l'ensemble de la vie de Jésus sur terre :

Les mystères joyeux, mystères de l'Enfance de Jésus :

l'Annonciation,
la Visitation,
la Nativité,
la Présentation au Temple,
le Recouvrement de Jésus au Temple, à 12 ans.

Les mystères lumineux, c'est le temps de sa vie publique :

le Baptême de Notre Seigneur,
les Noces de Cana,
la Prédication de Jésus et l'appel à la conversion,
la Transfiguration,
l'Institution de l'Eucharistie.

Les mystères douloureux, où nous L'accompagnons tout au long de sa Passion :

l'Agonie,
la Flagellation,
le Couronnement d'épines,
le Chemin de croix,
la Mort de Jésus sur la Croix.

Les mystères glorieux, où nous contemplons

la gloire du Ressuscité,
son Ascension,
la Pentecôte,
l'Assomption de Notre-Dame
et son Couronnement au ciel.

Méditer les mystères du Rosaire nous apprend à suivre Jésus tout au long de sa vie dans son chemin de joie, de lumière, de croix et enfin de gloire.

Dire le Rosaire ne signifie pas nécessairement dire l'ensemble de ces 20 mystères. Mais, en méditant sur l'une ou l'autre série, ou même un mystère seulement, nous nous pénétrons de toutes les grâces attachées à chacun de ces épisodes de la vie de Jésus.

Les "fruits du mystère"

On entend par là les grâces à demander, en correspondance avec le mystère contemplé. Par exemple, pour l'Annonciation, la "dominante" de ce mystère étant l'humilité, c'est la grâce que l'on demande plus particulièrement.

Voici les "fruits" traditionnellement indiqués pour chacun des mystères. Mais on peut penser à d'autres "pistes". Il n'y a rien d'exclusif ni d'obligatoire dans cette recherche !

Mystères joyeux

Annonciation : l'humilité, la joie de notre salut.
Visitation : la charité fraternelle, le désir de porter le Christ à notre prochain.
Nativité : le détachement des richesses, la paix
Présentation au Temple : l'obéissance, l'esprit d'offrande et de sacrifice, la pureté de corps et d'esprit.
Recouvrement de Jésus au Temple : la recherche de Dieu en toutes choses, la véritable Sagesse.

Mystères lumineux

Baptême de Notre Seigneur : une fervente vie sacramentelle.
Noces de Cana : la confiance en l'intercession de la Très Sainte Vierge en toutes circonstances.
Prédication de Jésus et l'appel à la conversion : la conversion des cœurs vers le Royaume.
Transfiguration : un regard fasciné par Jésus.
Institution de l'Eucharistie : l'union à Dieu et l'unité entre nous.

Mystères douloureux

Agonie : la contrition de nos péchés.
Flagellation : la mortification des sens.
Couronnement d'épines : la mortification de l'esprit et des cœurs, mortification de l'amour-propre.
Chemin de croix : la patience et la résignation dans les épreuves, dans nos "croix".
Mort de Jésus sur la Croix : conversion des pécheurs, soulagement des âmes du Purgatoire, persévérance finale de tous.

Mystères glorieux

Résurrection : la foi
Ascension : l'espérance et le désir du ciel.
Pentecôte : la charité, et le zèle pour le service de Dieu.
Assomption de Notre-Dame : la grâce d'une bonne mort, prier pour les mourants
Couronnement de la Sainte Vierge : une grande dévotion à Marie, une entière confiance en sa protection.


L'instrument traditionnel pour la récitation du Rosaire : le chapelet

Classiquement, il est construit de la façon suivante :

Une croix - Un premier gros grain - Trois grains - Un deuxième gros grain

Puis, en boucle, cinq séries de :

Un gros grain, pour le Notre Père - Dix grains, pour dix Je vous salue Marie, à la fin desquels on dit un Gloire au Père.

"Une pratique par trop superficielle conduit à le considérer souvent comme un simple instrument servant à compter la succession des Je vous salue Marie.
Mais il veut aussi exprimer un symbolisme qui peut donner un sens nouveau à la contemplation. A ce sujet, il faut avant tout noter que le chapelet converge vers le Crucifié qui ouvre ainsi et conclut le chemin même de la prière...
En tant qu'instrument servant à compter, qui scande la progression de la prière, le chapelet évoque le chemin incessant de la prière et de la perfection chrétiennes..." (RVM 36)


La récitation du chapelet

Elle se fait habituellement de la façon suivante :

Pour commencer

Signe de croix

Sur la croix : récitation du Credo "pour mettre la profession de foi au point de départ
du chemin de contemplation que l'on entreprend."
(RVM 37)

Sur le premier gros grain : récitation du Notre Père

Sur les trois grains qui suivent : trois Je vous salue Marie

Le premier à Marie, fille du Père

Le second à Marie, Mère du Fils

Le troisième à Marie, Épouse du Saint-Esprit

Sur le deuxième gros grain : un Gloire au Père.

Pour le déroulement de chacune des cinq "dizaines"

Sur le gros grain : récitation du Notre Père

Sur les dix grains : dix Je vous salue Marie

On termine la dizaine par un Gloire au Père

Pour terminer

Prière aux intentions du Pape (ouverture ecclésiale).

Améliorations mentionnées par Jean-Paul II pour la méditation des mystères

Bien énoncer le mystère

Par exemple : "premier mystère joyeux : l'Annonciation - Fruit du mystère : l'humilité..."

Regarder en même temps une image qui le représente

"Pour camper un décor sur lequel se concentre l'attention...
Il s'agit d'ailleurs d'une méthode qui correspond à la logique même de l'Incarnation : en Jésus, Dieu a voulu prendre des traits humains. C'est à travers sa réalité corporelle que nous sommes conduits à entrer en contact avec son mystère divin." (RVM 29)

L'écoute de la parole de Dieu

"Pour donner un fondement biblique et une profondeur plus grande à la méditation, il est utile que l'énoncé du mystère soit suivi de la proclamation d'un passage biblique correspondant...
Les autres paroles n'atteignent jamais l'efficacité particulière de la parole inspirée... Il ne s'agit pas de faire revenir à la mémoire une information, mais de laisser "parler" Dieu." (RVM 30)

(Des recueils pratiques de textes appropriés sont à établir dans cette perspective…)

Le silence

"Après l'énonciation du mystère et la proclamation de la Parole, il est opportun de s'arrêter pendant un temps significatif pour fixer le regard sur le mystère médité, avant de commencer la prière vocale... Dans une société hautement marquée par la technologie et les médias, il reste aussi que le silence devient toujours plus difficile..." (RVM 31)

Donner de l'importance au "Notre Père"

Il est naturel que notre esprit "s'élève vers le Père... Le "Notre Père"... fait de la méditation du mystère, même accomplie dans la solitude, une expérience ecclésiale" (RVM 32)

Pour les dix "Ave Maria"

Jean-Paul II attire notre attention sur le fait que :

"Le centre de gravité de l'Ave Maria, qui est presque comme une charnière entre la première et la seconde partie, est le nom de Jésus...
Mais c'est justement par l'accent qu'on donne au nom de Jésus et à son mystère que l'on distingue une récitation du rosaire significative et fructueuse". (RVM 33)

On peut aussi "donner du relief au nom du Christ, en ajoutant une clausule évocatrice du mystère…
Pratique louable, spécialement dans la récitation publique. (…)" (RVM 33)

Par exemple : pour le mystère de l'Ascension : "Et Jésus, le fruit de vos entrailles, qui remonte au ciel, est béni".

Le point d'arrivée du Gloria

"Il est important que le Gloria, sommet de la contemplation, soit bien mis en relief dans le Rosaire... La glorification trinitaire après chaque dizaine, loin de se réduire à une rapide conclusion, acquiert une juste tonalité contemplative, comme pour élever l'esprit jusqu'au Paradis..." (RVM 34)

L'oraison jaculatoire finale

"C'est une prière destinée à obtenir les fruits spécifiques de la méditation des mystères qu'on vient de contempler... pour imiter ce qu'ils contiennent et obtenir ce qu'ils promettent." (RVM 35)

Exemple :

"Grâces du mystère de …, descendez dans nos âmes." (saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

Ou la prière donnée par Marie aux trois enfants de Fatima :

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer
et conduisez toutes les âmes vers le Ciel,
surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.


La répartition dans le temps

Les lundis et samedis :              les mystères joyeux
Les mardis et les vendredis :     les mystères douloureux
Les jeudis :                              les mystères lumineux
Les mercredis et dimanches :    les mystères glorieux

Les grandes intentions proposées par Jean-Paul II : la paix et la famille

D'abord, la paix :

On ne peut réciter le Rosaire sans se sentir entraîné dans un engagement précis de service de la paix, avec une attention particulière envers la terre de Jésus, encore si éprouvée, et particulièrement chère au cœur des chrétiens. (RVM 6)

"le Rosaire est une prière orientée par nature vers la paix, du fait même qu'elle est contemplation du Christ, Prince de la paix et notre paix (Ep 2, 14)...
Le Rosaire est aussi une prière de paix en raison des fruits de charité qu'il produit...
Le Rosaire nous rend bâtisseurs de la paix dans le monde". (RVM 40)

Ensuite, la famille :

Il est urgent de s'engager et de prier pour une autre situation critique de notre époque, celle de la famille, cellule de la société, toujours plus attaquée par des forces destructrices, au niveau idéologique et pratique, qui font craindre pour l'avenir de cette institution fondamentale et irremplaçable, et, avec elle, pour le devenir de la société entière.

Dans le cadre plus large de la pastorale familiale, le renouveau du Rosaire dans les familles chrétiennes se propose comme une aide efficace pour endiguer les effets dévastateurs de la crise actuelle. (RVM 6)

…Il faut se remettre à prier en famille et à prier pour les familles, en utilisant encore cette forme de prière du Rosaire.. (RVM 41)


Jean-Paul II nous parle du Rosaire (Lettre apostolique du 16 octobre 2002)


Spécial MARIE - Page d'accueil - Index général