Le 15 août, l’Église célèbre la plus solennelle des fêtes de Marie, la Très Sainte Mère de Dieu : son élévation au ciel, en son corps et en son âme.
C'est la fête de l'Assomption de Notre-Dame, qui inclut aussi le couronnement glorieux de la Très Sainte Vierge, Reine du ciel et de la terre (plus spécialement fêté huit jours après, le 22 mai).

Le 15 août, l’Église célèbre la plus grande et la plus solennelle des fêtes de Marie, la Très Sainte Mère de Dieu : son élévation au ciel, en son corps et en son âme. C'est la fête de l'Assomption, qui inclut aussi le couronnement glorieux de la Très Sainte Vierge, Reine du ciel et de la terre.

Il faut remarquer qu'on n'emploie pas le même mot pour désigner la montée au Ciel de notre Seigneur Jésus-Christ, et celle de sa Mère.

On dit "assomption" (d'un mot latin qui signifie enlever, au sens passif) - et non "ascension" (qui signifie monter, au sens actif) - pour marquer que Marie fut enlevée au ciel, en corps et en âme, en vertu d'un privilège spécial, mais non point par sa propre force, comme Jésus son Fils.

Comme son Fils, Marie jouit dès maintenant de la gloire totale que nous posséderons à la fin des temps ; unie au Christ dans la souffrance, elle lui est aussi unie dans le triomphe.

Cette fête est très ancienne

Dès le V° siècle en Orient, à la suite du Concile d’Éphèse (431) qui a proclamé Marie MÈRE DE DIEU, cette fête se célébrait sous le joli nom de “la Dormition de la Sainte Vierge”.
Au commencement du VI° siècle, cette fête fut fixée au 15 août.

Une croyance universelle…

Depuis, une longue tradition a toujours honoré la très Sainte Vierge dans son Assomption.
La liturgie n'a cessé d'exprimer une conviction toujours plus unanime tant parmi les évêques que chez les fidèles de toute la chrétienté.

… proclamée "vérité de foi" en 1950, par le pape Pie XII

Cette croyance universelle, le pape Pie XII l’a enfin confirmée - le 1er novembre 1950 - en la définissant solennellement comme un “dogme”, c’est-à-dire une vérité qui fait partie de la foi catholique.

Par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par la nôtre, nous proclamons, déclarons et définissons que c'est un dogme divinement révélé que Marie, l'Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste.
C'est pourquoi, si quelqu'un – ce qu'à Dieu ne plaise – osait volontairement nier ou mettre en doute ce que nous avons défini, qu'il sache qu'il a fait complètement défection dans la foi divine et catholique. (Pie XII. 1.11. 1950)

Ce dogme vient donc compléter

celui de la Maternité divine de Marie, défini au concile d’Éphèse en 431,

et celui de l'Immaculée Conception, défini par le pape Pie IX en 1854.

Il convenait bien, en effet, que le corps de la Vierge, immaculée dès le premier instant de son existence et restée toujours vierge et sans péché, soit préservé de la corruption.

L'Assomption est, au terme de la vie terrestre de Marie, le répondant de ce qu'est l'Immaculée Conception à son origine : le corps qui porta le Verbe Incarné, et qu'aucun péché ne souilla jamais, ne devait pas connaître la corruption qui suit la mort, salaire du péché.

En vertu d'une loi générale, Dieu ne veut pas accorder aux justes le plein effet de la victoire sur la mort, avant la fin des temps. C'est pourquoi les corps mêmes des justes sont dissous après la mort et ne seront réunis chacun à sa propre âme glorieuse qu'à la fin du monde.

Cependant, Dieu a voulu exempter de cette loi universelle la Bienheureuse Vierge Marie.
Grâce à un privilège spécial, la Vierge Marie a vaincu le péché par son Immaculée Conception et, de ce fait, elle n'a pas été sujette à la loi de demeurer dans la corruption du tombeau, et elle ne dut pas, non plus, attendre jusqu'à la fin du monde la rédemption de son corps. (Pie XII. id.)

Le Catéchisme complète cette affirmation :

"Elevée à la gloire du ciel, elle fut exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers, pour être plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort". (LG 59). L'Assomption de la Sainte Vierge est une participation singulière à la Résurrection de son Fils et une anticipation de la résurrection des autres chrétiens. (CEC 966)

Dans ton enfantement, tu as gardé la virginité,
dans ta dormition, tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu :
tu as rejoint la source de la Vie, toi qui conçus le Dieu vivant
et qui, par tes prières, délivreras nos âmes de la mort. (Liturgie byzantine)

Ainsi la foi de l'Eglise nous affirme que l'état de Marie, depuis qu'a pris fin sa vie terrestre, sera l'état de tous les élus, après la fin de ce monde et la résurrection générale. Comme cette affirmation est encourageante pour nous tous qui cheminons péniblement sur cette terre !

La foi dans l'Assomption implique la foi dans l'intercession exceptionnelle de Marie :

elle est avec le Christ dans la gloire ;

elle est avec Lui quand Il agit au cœur de l’Église et dans les âmes :

elle est Médiatrice de toute grâce.

Marie, dispensatrice de toute grâce

De l'Assomption de Notre-Dame, découlent pour nous des fruits abondants de grâce.

Tout en dépendance du mystère du Christ, le mystère de Marie s'inscrit en toutes choses comme un prolongement du mystère du Christ, dont il est comme une réplique. La Sainte Mère de Dieu a été et demeure l'associée de son Fils dans chacun des mystères de l'Incarnation rédemptrice.

Ainsi, l'Assomption répond à l'Ascension du Christ :

- En montant au ciel, Jésus nous a préparé la voie pour que y montions aussi. Élevée au Ciel, dont elle est la porte, Marie nous a ouvert plus largement le chemin de l'éternité bienheureuse.

- Au Ciel, Jésus intercède pour nous ; Marie aussi.

- Du Ciel, Jésus nous envoie des biens divins ; Marie, médiatrice de toutes grâces - auprès de son Fils et en dépendance de Lui - en est aussi distributrice.

- Depuis qu'elle a été élevée, auprès de son Fils, à ce sommet de la gloire céleste, elle aussi veille sur l'Eglise, elle nous assiste et nous protège comme une Mère.

A partir du consentement qu'elle apporta par sa foi au jour de l'Annonciation et qu'elle maintint dans sa fermeté sous la Croix, cette maternité de Marie dans l'économie de la grâce se continue sans interruption jusqu'à la consommation définitive de tous les élus.
En effet, après son Assomption au Ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas : par son intercession répétée, elle continue de nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. (…)
C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Église sous les titres d'avocate, d'auxiliatrice, de secourable, de médiatrice. (CEC 969)

La dévotion mariale n'est pas facultative

Marie est la Porte du Ciel :

"Elle est le point de passage nécessaire de toute grâce qui descend et de toute prière qui monte. (...) Rien ne part d'elle ni ne se termine à elle, mais rien n'est en dehors d'elle.
Qui a une fois compris cela n'est pas loin de la vraie dévotion, qui n'est pas une dévotion de "pratiques", mais de dépendance et d'amour... " (abbé Berto. Notre-Dame de Joie. N.E.L.1989)

Approchons-nous avec confiance du trône de la grâce ; afin d'obtenir miséricorde
et de trouver grâce pour un secours au temps opportun. (Hb, 4,16)

Une procession en l'honneur de Marie

La fête de l'Assomption est la plus solennelle des fêtes de la Sainte Vierge, et l'usage de faire le 15 août une PROCESSION en l'honneur de Marie, pour glorifier son triomphe dans le ciel, remonte au VII° siècle.

Tombées quelque peu dans l'oubli pendant un certain temps, ces processions reviennent à l'honneur ici et là. Ne manquons pas de soutenir ce mouvement partout où cela nous est possible.
Nombreuses sont les familles qui se placent en ce jour sous la protection de Notre-Dame : c'est un très bon moyen d'apprendre à nos petits à aimer leur Maman du Ciel.

De plus, les Français n'oublient pas que cette date du 15 août est pour eux celle d'une fête nationale, en raison de la CONSÉCRATION DE LA FRANCE A MARIE, par le vœu de Louis XIII, le 15 août 1638 : Notre-Dame de l'Assomption est la patronne et la protectrice de notre pays.

Notre-Dame de l'Assomption, sauvez la France !

22 août : fête de Marie Reine

La fête de l'Assomption inclut aussi le COURONNEMENT GLORIEUX de la Très Sainte Vierge, Reine du ciel et de la terre. Une semaine après, le 22 août, l’Église honore plus spécialement ce couronnement par la fête de Marie Reine.

Cette date du 22 août était auparavant la fête du Cœur Immaculé de Marie,
fête qui a été maintenant transférée au lendemain de la fête du Sacré-Cœur.

Nous honorons donc en ce jour Marie dans sa toute-puissance, car elle est la Mère de Celui dont le règne n'aura pas de fin; (Lc, 2, 23)
Depuis toujours, le peuple chrétien a salué en elle sa Reine, souveraine médiatrice de toute grâce.

Que cette fête fortifie en nous une inaltérable confiance en l'intercession de Notre-Dame.

Confions-lui tous nos problèmes, nos soucis, avec la certitude absolue qu'aucune de nos demandes ne restera sans solution.
Marie est infiniment puissante, mais aussi infiniment bonne : comment laisserait-elle l'un ou l'autre de ses enfants dans la difficulté sans leur venir en aide ?


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