La sainteté n'attend pas le nombre des années... Quelques exemples de jeunes saints, rapidement évoqués.

Dominique Savio recherchait la sainteté, mais de manière trop tendue... et il y perdait sa gaieté !

Merveilleusement guidé par saint Jean Bosco - "un saint triste est un triste saint" - il comprend que la sainteté consiste à bien faire tous les jours ce qu'on doit faire, simplement et surtout pas en se crispant, mais toujours dans l'amour de Dieu.

"Bien faire son devoir d'état, aussi bien à l'heure de la récréation qu'aux heures de classe".

C'était la résolution qu'il avait écrite sur son carnet. Et aussi celle de rester toujours de bonne humeur.
Il meurt à 15 ans, comme "aspiré" vers le ciel. Il sera béatifié en 1950.

(coll. BELLES HISTOIRES, BELLES VIES - Fleurus)


Kateri Tekakwitha, jeune iroquoise morte à 24 ans, béatifiée en 1980, nous laisse le même message.

Seule chrétienne au milieu de sa tribu (sa mère, chrétienne, était morte alors qu'elle n'avait que 4 ans), elle supporte avec une patience inaltérable toutes les brimades, les injustices, les calomnies de son entourage, pour l'amour de Jésus.
Elle aimerait tant être religieuse... mais ce n'est pas la volonté de Dieu sur elle : c'est parmi les siens, à la manière indienne, qu'elle doit continuer à vivre. C'est là qu'elle doit être le témoin du Christ.

C'est dans cette vie ordinaire de jeune iroquoise, avec ses humbles travaux quotidiens - son devoir d'état" - que Dieu va faire d'elle une sainte.

(coll. BELLES HISTOIRES, BELLES VIES - Fleurus)


Maria Goretti meurt avant d'avoir 12 ans, pour préserver sa pureté, en pardonnant à son assassin et priant pour sa conversion.

Mais avant de nous donner ce magnifique exemple de prudence, de force et de courage, elle avait grandi, elle aussi, dans la simplicité du devoir quotidien, sans jamais, au dire de sa mère, lui avoir apporté volontairement le plus petit déplaisir.


Les 22 martyrs de l'Ouganda nous font revivre une page des Actes des martyrs des premiers siècles.

Pages du roi Mwanga, ils se sont attiré la haine du prince pour avoir refusé de céder à ses sollicitations impures.
Parmi eux, Kizito, 13 ans, manifeste une joie sans mélange à l'idée de souffrir pour son Dieu.
Avec quelques autres, il est roulé dans une claie de roseaux. Tandis que les fagots vivants s'amoncellent sur le bûcher, on n'entend que des prières.

"Renoncez à la prière, et vous serez délivrés", leur crie le vieux Monkajjanga.
-"Nous prierons tant que nous vivrons !" : telle est la réponse ...

Il est midi. Les bourreaux mettent le feu aux 4 coins du bûcher. Écoutons un témoin :

"Le feu s'éleva aussitôt en tourbillon comme celui d'une case qui prend feu. J'entendais dans le bûcher un murmure intense de prière : la prière des chrétiens qui mouraient en invoquant Dieu. Au lieu de crier, les martyrs, tous ensemble, avaient commencé le Notre Père. Quand ils dirent "Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés", les bourreaux restèrent cloués sur place."


Sainte Agnès. Elle, elle ira au-devant du martyre.

Enfant d'une des plus nobles familles de Rome, née de parents chrétiens, au tout début du 4° siècle.
Une enfance choyée, mais surtout un amour ardent pour Jésus à qui elle se consacre à l'âge de 10 ans.

La persécution gronde, elle se désole d'apprendre que certains chrétiens cèdent devant les menaces de torture : comment peut-on renier son Seigneur et Lui faire une telle injure ?
Mais elle s'inquiète aussi des personnes emprisonnées : sauront-elles résister ?

Un jour, elle n'y tient plus, et sort sur la place. Un tribunal s'y trouve. Des chrétiens sont interrogés.
Agnès s'avance, se plante devant le juge : "Moi aussi, je suis chrétienne." On cherche à l'écarter, elle reste. Elle insiste...

Le juge se fâche, la menace de toutes sortes de supplices, pire encore, d'attenter à sa pureté : son ange la protège...
Finalement cette enfant de 12 ans sera décapitée. Agnès va enfin voir Jésus, son Seigneur. Il est mort pour elle, elle meurt pour Lui :

"Voici que je viens à Toi, que j'ai aimé, que j'ai cherché, que j'ai toujours désiré".


Les bienheureux François et Jacinte, les petits voyants de Fatima béatifiés en 2000 par Jean-Paul II.

Qui ne connaît la merveilleuse histoire de ces deux petits pâtres ?
Tandis qu'ils gardaient les moutons de la ferme paternelle avec leur cousine Lucie, ils eurent d'abord, en 1916, deux visites de l'Ange pour les préparer à recevoir, l'année suivante, en 1917, les six visites de la Sainte Vierge, du 13 mai au 13 octobre.
En quelques mois, ces visites ont transformé ces enfants, les entraînant sur la voie de la prière et de sacrifices innombrables, offerts avec la plus grande générosité "pour la conversion des pécheurs".

Tous deux sont morts très jeunes ensuite, de la grippe espagnole.

François le premier, à la maison, à 10 ans, le 4 avril 1919 (un premier vendredi du mois);

Jacinte, le vendredi 20 février 1920, à 8 ans, toute seule à l'hôpital…

L'un comme l'autre ont accepté héroïquement toutes les souffrances de la maladie et de la solitude, par amour et en union avec Notre-Dame.


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