Amples citations du Catéchisme de l'Église catholique. Ce document est destiné à vous permettre de retrouver rapidement des vérités essentielles sur la question des fins dernières.

- 1) Mort, résurrection, vie éternelle 
- 2) Jugement particulier, jugement général 
- 3) Ciel, purgatoire, enfer.

Ce qu'il faut savoir sur :

1 – La mort, la résurrection des corps, la vie éternelle 
2 – Le jugement particulier, le jugement général
3 - Ciel, Purgatoire, enfer

1 - Mort, résurrection des corps, vie éternelle

La mort (§ 1006-1009)

C'est en face de la mort que l'énigme de la condition humaine atteint son sommet. En un sens, la mort corporelle est naturelle, mais pour la foi elle est, en fait, "le salaire du péché" (Rm 6, 23). 
Et pour ceux qui meurent dans la grâce du Christ, elle est une participation à la mort du Seigneur, afin de pouvoir participer aussi à sa Résurrection. (CEC 1006)

La mort est le terme de la vie terrestre. 
Nos vies sont mesurées par le temps, au cours duquel nous changeons, nous vieillissons et, comme chez tous les êtres vivants de la terre, la mort nous apparaît comme la fin normale de la vie. Cet aspect de la mort donne une urgence à nos vies ; le souvenir de notre mortalité sert aussi à nous rappeler que nous n'avons qu'un temps limité pour réaliser notre vie. (CEC 1007)

La mort est conséquence du péché. 
Interprète authentique des affirmations de la Sainte Ecriture et de la Tradition, le Magistère de l'Eglise enseigne que la mort est entrée dans le monde à cause du péché de l'homme. 
Bien que l'homme possédât une nature mortelle, Dieu le destinait à ne pas mourir. 
La mort fut donc contraire aux desseins de Dieu Créateur, et elle entra dans le monde comme conséquence du péché : C'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde, ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent (Sg 2, 24).
La mort corporelle, à laquelle l'homme aurait été soustrait s'il n'avait pas péché, est ainsi le dernier ennemi de l'homme à devoir être vaincu (cf. 1 Co 15, 26). (CEC 1008)

La mort est transformée par le Christ.
Jésus, le Fils de Dieu, a souffert Lui aussi la mort, propre de la condition humaine. 
Mais, malgré son effroi face à elle (cf Mc 14, 33-34 ; He 5, 7-8), Il l'assuma dans un acte de soumission totale et libre à la volonté de son Père. L'obéissance de Jésus a transformé la malédiction de la mort en bénédiction. De même que par la désobéissance d'un seul, tous les autres ont été constitués pécheurs, ainsi par l'obéissance d'un seul tous les autres seront constitués justes. (Rm 5, 19-21) (CEC 1009)

Le sens de la mort chrétienne (§ 1010-1014)

Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif.

Pour moi, la vie c'est le Christ et mourir est un gain. (Ph 1, 21)

C'est là une parole certaine : si nous mourons avec Lui, nous vivrons avec Lui. (2 Tim 2, 11)

La nouveauté essentielle de la mort chrétienne est là : par le Baptême, le chrétien est déjà sacramentellement "mort avec le Christ" pour vivre d'une vie nouvelle ; et si nous mourons dans la grâce du Christ, la mort physique consomme ce "mourir avec le Christ" et achève ainsi notre incorporation à Lui dans son acte rédempteur. (CEC 1010)

"Je veux voir Dieu, et pour Le voir, il faut mourir"… "Je ne meurs pas, j'entre dans la vie". (sainte Thérèse de l'enfant Jésus) (CEC 1011)

La vision chrétienne de la mort est exprimée de façon privilégiée dans la liturgie de l'Église : Si la loi de la mort nous afflige, la promesse de l'immortalité nous apporte la consolation. Car pour ceux qui croient en Toi, Seigneur, la vie n'est pas détruite, elle est transformée, et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. (Préface des défunts) (CEC 1012)

La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l'homme, du temps de la grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. 
Quand a pris fin l'unique cours de notre vie terrestre, nous ne reviendrons plus à d'autres vies terrestres : Les hommes ne meurent qu'une fois , et après c'est le jugement (Heb 9, 27). 
Il n'y a pas de réincarnation après la mort. (CEC 1013)

L'Église nous encourage à nous préparer pour l'heure de notre mort : "Délivre-nous, Seigneur d'une mort subite et imprévue" (Litanies des Saints), à demander à la Mère de Dieu d'intercéder pour nous "à l'heure de notre mort" (Je vous salue Marie...) et à nous confier à saint Joseph, patron de la Bonne Mort.

"Dans toutes tes actions, dans toutes tes pensées, tu devrais te comporter comme si tu devais mourir aujourd'hui. Si ta conscience était en bon état, tu ne craindrais pas beaucoup la mort. Il vaudrait mieux se garder de pécher que de fuir la mort. Si aujourd'hui tu n'es pas prêt, comment le seras-tu demain ?" (Imitation de Jésus-Christ 1, 23, 1) (CEC 1014)

La résurrection des corps (§ 997-1001)

Par la mort, l'âme est séparée du corps. Mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé en le réunissant à notre âme. 
De même que le Christ est ressuscité et vit pour toujours, tous nous ressusciterons au dernier jour. (CEC 1016 - En bref)

La vie éternelle (§ 1020)

Le chrétien qui unit sa propre mort à celle de Jésus voit la mort comme une venue vers Lui et une entrée dans la vie éternelle. 
Lorsque l'Église a, pour la dernière fois, dit les paroles de pardon de l'absolution du Christ sur le chrétien mourant, l'a scellé pour la dernière fois d'une onction fortifiante et lui a donné le Christ dans le viatique comme nourriture pour le voyage, elle lui parle avec une douce assurance :
(CEC 1020)

Quitte ce monde, âme chrétienne, 
au nom du Père Tout-Puissant qui t'a créée, 
au nom de Jésus-Christ, le fils du Dieu vivant, qui a souffert pour toi, 
au nom du Saint-Esprit qui a été répandu en toi.

Prends ta place aujourd'hui dans la paix 
et fixe ta demeure avec Dieu dans la sainte Sion, avec la Vierge Marie, la Mère de Dieu, avec saint Joseph, les anges et tous les saints de Dieu ...

Retourne auprès de ton Créateur qui t'a formée de la poussière du sol. 
Qu'à l'heure où ton âme sortira de ton corps, 
Marie, les anges et tous les saints se hâtent à ta rencontre... 
Que tu puisses voir ton Rédempteur face à face. (Prière pour la recommandation de l'âme.) 

2 - Jugement particulier, Jugement général

Le jugement particulier (§ 1021-1022)

La mort met fin à la vie de l'homme comme temps ouvert à l'accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ (cf. 2 Tm 1, 9-10). 
Le Nouveau Testament parle du jugement principalement dans la perspective de la rencontre finale avec le Christ dans son second avènement, mais il affirme aussi à plusieurs reprises la rétribution immédiate après la mort de chacun, en fonction de ses œuvres et de sa foi. 
La parabole du pauvre Lazare (Luc 16, 22) et la parole du Christ en croix au bon larron (Luc 23, 43) ainsi que d'autres textes du Nouveau Testament (2 Co 5, 8 - Ph 1, 23 - He 9, 27 - 12, 23) parlent d'une destinée ultime de l'âme qui peut être différente pour les unes et pour les autres. Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme ? Ou bien, que donnera l'homme en échange de son âme ? (Mt 16, 26) (CEC 1021)

Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours. 
Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour. (saint Jean de la Croix). (CEC 1022)

Le jugement dernier (§ 1038-1041)

La résurrection de tous les morts, "des justes et des pécheurs" (Ac 24, 15), précédera le Jugement dernier. Ce sera l'heure où ceux qui gisent dans la tombe en sortiront à l'appel de la voix du Fils de l'Homme : ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal pour la damnation. (Jn 5, 28-29)
Alors le Christ viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges ... Devant Lui seront rassemblées toutes les nations, et Il séparera les uns d'avec les autres, tout comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche ... Et Ils s'en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à la vie éternelle. (Mt 25, 31-32-46) (CEC 1038)

C'est face au Christ qui est la Vérité que sera définitivement mise à nu la vérité sur la relation de chaque homme à Dieu. Le Jugement dernier révélera jusque dans ses ultimes conséquences ce que chacun aura fait de bien ou omis de faire durant sa vie terrestre.

Tout le mal que font les méchants est enregistré - et ils ne le savent pas. 
Le Jour où "Dieu ne se taira pas" (Ps 49, 3), Il se tournera vers les mauvais : 
"J'avais, leur dira-t-Il, placé sur terre mes petits pauvres, pour vous. 
Moi, leur chef, je trônais dans le ciel à la droite de mon Père... 
mais sur la terre mes membres avaient faim. 
Si vous aviez donné à mes membres, ce que vous auriez donné serait parvenu jusqu'à la Tête. 
Quand j'ai placé mes petits pauvres sur la terre, je les ai institués vos commissionnaires 
pour porter vos bonnes œuvres dans mon trésor : vous n'avez rien déposé dans leurs mains, c'est pourquoi vous ne possédez rien auprès de moi." (saint Augustin). (CEC 1039)

Le Jugement dernier interviendra lors du retour glorieux du Christ. Le Père seul connaît l'heure et le jour, Lui seul décide de son avènement. 
Par son Fils Jésus-Christ, Il prononcera alors sa parole définitive sur toute l'histoire ... 
Le Jugement dernier révélera que la Justice de Dieu triomphe de toutes les injustices commises par ses créatures et que son amour est plus fort que la mort. (CEC 1040)

Le message du jugement dernier appelle à la conversion pendant que Dieu donne encore aux hommes "le temps favorable, le temps du salut." (2 Co 6, 2)
Il inspire la sainte crainte de Dieu. Il engage pour la justice du Royaume de Dieu. 
Il annonce la "bienheureuse espérance" (Tt 2, 13) du retour du Seigneur qui "viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru." (2 Th 1, 10). (CEC 1041)


3 - Ciel, Purgatoire, enfer

Le Ciel (§ 1023-1029)

Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu et qui sont parfaitement purifiés vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu parce qu'ils Le voient "Tel qu'Il est" (1 Jn 3, 2), face à face (1 Co 13, 12). (CEC 1023)

Cette vie parfaite avec la Très Sainte Trinité, cette communion de vie et d'amour avec Elle, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux est appelée "le Ciel". 
Le Ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l'homme, l'état de bonheur suprême et définitif. 
(CEC 1024)

Le Purgatoire (§ 1030-1032)

Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu'assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification afin d'obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. L'Eglise appelle Purgatoire cette purification finale des élus, qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés.

L'Église a formulé la doctrine de foi relative au Purgatoire aux Conciles de Florence (1439) et de Trente (1545-1563). 
La tradition de l'Église, faisant référence à certains textes de l'Écriture Sainte (1 Co 3, 15 – 1 P 1, 7), parle d'un feu purificateur.
(CEC 1030-31)

Cet enseignement s'appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà la Sainte Écriture (2 M 12, 46)
Dès les premiers temps, l'Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu. L'Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts. (CEC 1032)


L'enfer (§ 1033-1037)

Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de L'aimer. 
Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : 
Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide; 
or, vous savez qu'aucun homicide n'a la vie éternelle demeurant en lui. (1 Jn.3, 15)
Mourir en péché mortel sans s'en être repenti et sans accueillir l'amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. 
Et c'est cet état d'auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu'on désigne par le mot "enfer". (CEC1033)

Jésus parle souvent de la "géhenne" du feu "qui ne s'éteint pas " (Mt 5, 22-29), réservée à ceux qui refusent jusqu'à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l'âme et le corps. (CEC1034)

L'enseignement de l'Église affirme l'existence de l'enfer et son éternité :
les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l'enfer," le feu éternel". 
La peine principale de l'enfer consiste en la séparation éternelle d'avec Dieu en qui seul l'homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels il aspire. (CEC1035)

Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l'Église au sujet de l'enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l'homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. 
Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ;mais étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent. (Mt 7, 13-14) (CEC1036)

Dieu ne prédestine personne à aller en enfer.
Il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel) et y persister jusqu'à la fin. 
L'Église implore souvent la miséricorde de Dieu qui veut que personne ne périsse, mais que tous 
arrivent au repentir (2 P 3, 9). (CEC1037)


 

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