Dans notre vie, nous ignorons beaucoup de choses sur ce que sera notre avenir.Mais ce qui est absolument certain, c'est que, tous, nous mourrons un jour. Mais ce sera pour une rencontre avec Dieu. A nous de nous préparer à l'heure de notre mort.

 

Dans notre vie, nous ignorons beaucoup de choses sur ce que sera notre avenir.
Une seule chose, pourtant, est certaine pour chacun de nous, c'est que tous nous mourrons un jour.

Et pourtant, c'est une pensée que, la plupart du temps, on évite d'évoquer, que l'on fuit même, comme une idée importune ou désagréable, en tous cas dérangeante…

La fin de notre vie sur terre

La mort est le terme de la vie terrestre

Nos vies sont mesurées par le temps, au cours duquel nous changeons, nous vieillissons et, comme chez tous les êtres vivants de la terre, la mort nous apparaît comme la fin normale de la vie.
Cet aspect de la mort donne une urgence à nos vies ; le souvenir de notre mortalité sert aussi à nous rappeler que nous n'avons qu'un temps limité pour réaliser notre vie. (CEC 1007)

La mort est conséquence du péché

Si la mort est maintenant pour l'humanité entière une fin inéluctable, il n'en était pas ainsi dans le plan initial de Dieu : la mort n'est survenue qu'après, en conséquence du péché.

Interprète authentique des affirmations de la Sainte Écriture et de la Tradition, le Magistère de l'Église enseigne que la mort est entrée dans le monde à cause du péché de l'homme.
Bien que l'homme possédât une nature mortelle, Dieu le destinait à ne pas mourir.
La mort fut donc contraire aux desseins de Dieu Créateur, et elle entra dans le monde comme conséquence du péché : C'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde, ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent (Sg 2, 24).
La mort corporelle, à laquelle l'homme aurait été soustrait s'il n'avait pas péché, est ainsi le dernier ennemi de l'homme à devoir être vaincu (cf. 1 Co 15, 26). (CEC 1008)

La mort n'est qu'un passage, qui débouche sur l'éternité

Dieu ne nous a pas créés seulement pour une vie temporaire de quelques années sur cette terre. Après cette vie terrestre, Il nous destine à la vie du Ciel : partager son bonheur avec Lui, pour l'éternité. Encore faut-il nous être rendus dignes de paraître en Présence du Dieu trois fois Saint… Selon ce qu'aura été notre vie ici-bas, la "rétribution" sera différente.

Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du Ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours.
"Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour". (saint Jean de la Croix). (CEC 1022)

Quelle sera cette rétribution ? :

- le Ciel pour les âmes justes,

- mais la damnation éternelle pour les impénitents ;

- le purgatoire est une étape passagère, destinée à purifier ceux qui, trop attachés encore à quelque affection terrestre, n'étaient pas encore assez purs, assez saints, pour être admis en présence de Dieu.

Si l'on considère attentivement l'importance de l'enjeu, on comprend vite que réussir ce passage de notre vie terrestre à l'éternité n'est pas une affaire anodine : c'est même réellement l'affaire de notre vie la plus importante à bien traiter…

Le sens chrétien de la mort

"Je ne meurs pas, j'entre dans la Vie." (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

La vision chrétienne de la mort est exprimée de façon privilégiée dans la liturgie de l'Église :
Si la loi de la mort nous afflige, la promesse de l'immortalité nous apporte la consolation.
Car pour ceux qui croient en Toi, Seigneur, la vie n'est pas détruite, elle est transformée,
et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. (Préface des défunts) (CEC 1012)

La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l'homme, du temps de la grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. (CEC 1013)

La vie nous est donnée pour nous préparer à ce passage du temps à l'éternité

L'attitude chrétienne, si nous vivons vraiment de notre foi, ce n'est pas de fuir l'idée de la mort, comme ceux qui n'ont pas d'espérance (1 Th 4, 13). Bien au contraire, que cette pensée nous devienne familière comme le sont les réalités de notre vie quotidienne : elle peut nous arriver inopinément dans un quart d'heure, ou dans très longtemps, ce n'est pas à nous d'en décider.

Mais ce passage du temps à l'éternité, à la rencontre avec ce Dieu d'amour qui nous attend, nous avons à nous y préparer. Et vivre dès maintenant en sa Présence, c'est le meilleur moyen "d'être prêt" au jour où Il nous appellera.

Veillez et priez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure... (Mt 25, 13)

Tenez-vous prêts, car c'est au jour que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. (Lc 12, 40)

L'Église appelle le jour de la mort des saints le "dies natalis" : le jour de leur naissance au ciel.
"Réussir sa mort", c'est réussir sa vie... éternelle !

Notre vie sur cette terre n'est donc qu'un passage avant la vraie vie, au Ciel près de Dieu. Ici-bas, nous ne sommes que des étrangers et des voyageurs (He 11, 33 – Gn 23, 4).

Par conséquent, ne nous attachons pas aux choses qui passent, mais marchons sans nous y arrêter, en orientant notre regard vers les biens qui ne passeront pas.

C'est maintenant que nous déterminons ce que sera notre éternité, selon que nous aurons répondu à la vocation de sainteté à laquelle Dieu nous invite, ou que nous aurons refusé ou négligé cet appel.

Dieu rachètera mon âme de la puissance de la mort, quand il me prendra avec lui. (Ps 48, 16)

"On meurt comme on a vécu", dit un vieux dicton. Certes, par la grâce de Dieu, il peut y avoir des conversions subites au dernier moment, mais qui peut en être assuré ?

Ne vaut-il pas mieux, n'est-ce pas plus sûr, de vivre toute sa vie de telle manière que l'on soit, à l'heure de notre mort, trouvé digne de paraître devant Dieu ?

Dans la mort même, le juste garde confiance. (Ps 14, 32)

"La mort, c'est la porte du Ciel"

La mort n'est que le passage de l'une à l'autre vie : l'âme quitte son enveloppe charnelle, et paraît devant Dieu.
Même des enfants peuvent comprendre cela très tôt : un jeune garçon de 11 ans, Guy de Fontgalland est sur le point de mourir (+ 1925). Il est très paisible :

"Puisque le Bon Dieu me veut, je me laisse prendre... Je n'ai peur de rien, pas même de la mort : c'est la porte du Ciel"

Un jeune officier au combat (24 ans), grand chrétien, gravement blessé, va mourir. L'aumônier est près de lui et lui recommande de garder confiance. Réponse du mourant :

"Je n'ai pas peur du tout, je suis prêt et je vois que je vais mourir.
Pour moi, je suis content, mais j'ai de la peine pour mes parents.
Le Bon Dieu les aidera : c'est grâce à eux que je meurs en faisant mon devoir."

Ce chrétien vivait vraiment sa foi : c'était pour lui LA Réalité. Voici encore quelques notes retrouvées dans ses carnets :

"Etre prêt, c'est le seul moyen de risquer sa vie sans appréhension."
"Avant le combat, faire un acte de foi, de confiance :
"Ô Dieu Tout-Puissant ! je Vous confie ma vie, je Vous la remets.
Je CROIS que, dans votre Toute-Puissance, vous pouvez me rappeler à Vous quand il vous plaira."

et ceci :

"Le but de la vie n'est pas d'obtenir sur terre le bonheur ou la gloire, le but est de mériter la Présence Divine."

"Etre prêt" : se préparer, tous les jours, à cette rencontre avec Dieu

L'Église nous encourage à nous préparer pour l'heure de notre mort : "Délivre-nous, Seigneur d'une mort subite et imprévue" (Litanies des Saints), à demander à la Mère de Dieu d'intercéder pour nous "à l'heure de notre mort" (Je vous salue Marie...) et à nous confier à saint Joseph, patron de la bonne mort.

"Dans toutes tes actions, dans toutes tes pensées, tu devrais te comporter comme si tu devais mourir aujourd'hui. Si ta conscience était en bon état, tu ne craindrais pas beaucoup la mort. Il vaudrait mieux se garder de pécher que de fuir la mort. Si aujourd'hui tu n'es pas prêt, comment le seras-tu demain ?" (Imitation de Jésus-Christ 1, 23, 1) (CEC 1014)

Cette vie nous est donnée pour nous préparer à entrer dans la lumière divine. Ce n'est que lorsque notre âme sera parfaitement purifiée qu'elle pourra être admise à contempler cette Lumière dans l'Éternité. Et cela la comblera au-dessus de tout ce qu'on peut imaginer ici-bas.

Comment nous y préparer ?

- en vivant d'une manière habituelle en Présence de Dieu, sous son regard.

- en nous exerçant patiemment, avec courage et persévérance, à éliminer en nous toutes nos "zones d'ombre", nos "affections désordonnées" (saint Ignace de Loyola), tout ce qui s'oppose à l'Amour Divin, à sa Lumière.

- en vivant de son commandement : "Aimez-vous les uns les autres."

Il est très important de
situer très tôt les enfants dans cette perspective juste

Nous ne sommes pas faits pour rester sur la terre, nous sommes faits pour le Ciel : telle est la perspective qu'il faut tout de suite présenter à nos enfants, et c'est la seule vraie.

L'enfant a seulement besoin d'affirmations simples, mais qu'elles soient nettes, précises, vraies. Il vit bien plus facilement que nous dans les réalités spirituelles, et n'aura aucune difficulté à entrer dans cette vision des choses ; encore faut-il la lui faire connaître, et donc lui en parler.

Ici, il ne faut pas hésiter à parler de la mort comme d'un événement normal qui fait partie de la vie humaine, en la présentant comme un passage qui débouche sur la lumière divine, et montrant la nécessité de nous y préparer par une vie conforme à la volonté de Dieu.

Comme pour tous les autres points de leur formation religieuse ou de leur éducation en général, le meilleur enseignement pour nos enfants en ce domaine sera dans l'exemple que nous leur donnerons, dans notre propre attitude en face de la mort : vivons de ces grandes vérités, les petits les absorberont par osmose.


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La fin de l’année liturgique