Le Rosaire est une des grandes dévotions de l'Église catholique. Une preuve éclatante en est fournie par la déclaration de Marie elle-même aux voyants de Fatima : "Je suis Notre-Dame du Rosaire".

La dignité et l'efficacité du Rosaire tient à deux causes souveraines :

d'une part, nous méditons en compagnie de Notre-Dame et, pour ainsi dire, à l'abri de son manteau, les mystères premiers de notre foi : l'Incarnation et la Rédemption ; c'est-à-dire le mystère de l'économie rédemptrice par lequel nous avons accès à la paix ineffable de la Trinité sainte ;

d'autre part, tout en poursuivant notre méditation en compagnie de la Vierge, nous faisons monter, par son Cœur Immaculé, une supplication ardente vers notre Père du Ciel, soutenue par le déroulement des Je vous salue Marie :

- supplication de la plus grande justesse et humilité :

priez pour nous, pauvres pécheurs 

- supplication qui englobe toute notre vie jusqu'au dernier soupir :

maintenant et à l'heure de notre mort.

Dire le Rosaire, c'est avant tout PASSER DU TEMPS AVEC LA VIERGE, MÈRE DE DIEU, en nous souvenant de son union aux mystères du Christ ; Lui présentant notre requête afin qu'elle-même la présente à Jésus, nous remettant pour toutes choses à sa prière qui ne peut être que parfaitement agréable au Cœur de son Fils.

De même que visiter le Saint-Sacrement c'est, en quelque sorte, "perdre du temps" avec le Seigneur réellement présent parmi nous sous les saintes espèces, c'est "perdre du temps" dans un entretien spirituel intraduisible ; 
de même, dire le Rosaire c'est "perdre du temps" dans une sorte de conversation avec la Vierge Marie : une belle conversation pénétrée de foi, de confiance et d'amour, avec la mère de Dieu et la nôtre, la Médiatrice des grâces, la Reine des Anges et des saints.

Les pensées que nous pouvons former pendant la récitation du Rosaire, les intentions que nous pouvons exprimer, tout cela est précieux. 
Mais ce qui a plus de prix encore, ce qui permet à Marie de faire notre éducation spirituelle, ce qui lui facilite - si on peut dire - sa tâche d'intercession, c'est, avant tout, la disposition première où nous devons être de passer du temps avec elle.(…)

La prière du Rosaire a valu, au cours des siècles, bien des grâces à la chrétienté. 
Encore de nos jours, n'est-ce pas cette prière-là que la très Sainte Vierge attend de nous ? 
La Vierge du Rosaire n'a pas fini de remporter des victoires. Elle attend seulement pour cela, de notre part, une ferveur redoublée, une confiance plus filiale, un courage sans défaut. (…)

L’ANGÉLUS récité trois fois par jour, et un chapelet médité dans la journée, cette mesure de prière n'est sûrement pas excessive. C'est un minimum. 
L'Angélus et le Rosaire sont deux formes de prière qui, d'une manière certes très inégale, sont excellentes l'une et l'autre pour reprendre notre âme au milieu des occupations, pour nous retrouver et nous reposer dans le Seigneur en compagnie de la Sainte Vierge.

De plus, l'une et l'autre prière détiennent un pouvoir merveilleux pour assurer, contre les ennemis de Dieu et de son Christ, la défense et la protection de la sainte Église et de la chrétienté.

L'autre nom de Notre-Dame du Rosaire est : Sainte Marie de la Victoire.

(R. P. CALMEL o.p. Le Rosaire de Notre Dame. 1971. ed. DMM)


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