Marie a beaucoup souffert pour nous.
Ayons à cœur de la remercier et de réparer à notre mesure tous les affronts qui lui sont faits.

 Au pied de la Croix, le glaive de douleur

Lors de la présentation de Jésus au Temple, le vieillard Syméon avait prédit à Marie qu'un glaive de douleur transpercerait son cœur.

Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de division et toi-même, ton cœur sera transpercé comme par une épée.
Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. (Lc 2, 35)

Cette prédiction s'est réalisée en de nombreuses circonstances dans la vie de Jésus : la fuite en Egypte, l'angoisse de chercher trois jours Jésus perdu, lors du pèlerinage à Jérusalem ; la séparation au début de la vie publique fut une nouvelle souffrance pour son cœur.

Mais c'est à la Passion que la prophétie de Syméon s'accomplit en plénitude.

Au lendemain de la fête de la Sainte Croix, l'Eglise honore l'infinie compassion de Marie qui a vécu, avec toute l'intensité de son cœur maternel, la Passion de son Fils en s'associant de toute son âme à son Sacrifice rédempteur. C'est la réalisation de la prédiction du c'est alors que a été transpercé.

C'est au pied de la croix que Marie est devenue notre Mère, et Mère de l'Eglise.

Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère… Jésus, voyant sa mère
et, près d'elle, le disciple qu'Il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils".
Puis Il dit au disciple "Voici ta mère".
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. (Jn 19, 25-27)

Les Douleurs de Marie continuent à travers toutes les épreuves de l'Eglise

La compassion de Marie envers son Fils dans sa Passion s'étend à toute l'Eglise, Corps mystique et épouse du Christ, crucifiée à son tour dans toutes les épreuves qu'elle traverse au cours des temps : à travers elles, c'est la Passion du Christ qui continue.
Marie reste présente et nous assiste de sa prière en toutes circonstances.

Soyons fiers d'être appelés à porter, nous aussi, notre croix en union avec celle de notre Sauveur, et demandons à Notre-Dame toute la force dont nous avons besoin dans nos épreuves.

Les Douleurs de Marie… aujourd'hui encore

La fête de Notre Dame des Douleurs est aussi l’occasion de penser aux douleurs contemporaines de Marie.

Que ce soit à La Salette, à Pellevoisin ou à Fatima, Marie nous montre son Cœur maltraité.

Le 13 juin 1917, raconte Lucie de Fatima :

Devant la paume de la main droite de Notre-Dame se trouvait un Cœur entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer. Nous avons compris que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation.
(Sœur Lucie de Fatima)

Le 13 juillet, Marie dira aux enfants de Fatima :

Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

"Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs,
et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie".

C’est aussi le 13 juillet que Notre Dame annonce qu’elle viendra demander la COMMUNION RÉPARATRICE DES PREMIERS SAMEDIS DU MOIS.

Le 10 décembre 1925, à Pontevedra, Jésus-Enfant dit à Lucie :

Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère entouré des épines
que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes,
sans qu’il n'y ait personne pour faire acte de réparation afin de les retirer.

La prière réparatrice des cinq premiers samedis du mois

Ensuite, Notre Dame dit à Lucie :

Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes.
Toi, du moins tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, LE PREMIER SAMEDI,
se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation,
je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.

Marie veut nous accorder la grâce des grâces, celle de la PERSÉVÉRANCE FINALE, celle de l’accès à une vie éternelle de bonheur avec Dieu.
Mais elle demande RÉPARATION et CONSOLATION pour son Cœur douloureux et Immaculé.

Le 29 mai 1930, Jésus précisera lui-même à Lucie :

Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :

1) les blasphèmes contre l’Immaculée Conception,

2) les blasphèmes contre sa virginité,

3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,

4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence et le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée,

5) les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.

Dans la marée noire des offenses faites à Notre Dame, encore aujourd’hui "Notre Dame des Douleurs", Jésus et Marie continuent à vouloir donner la grâce du pardon aux âmes qui ont eu le malheur d’offenser le Cœur Immaculé de Marie, s’ils lui font réparation comme elle l’a demandé.

Pour honorer toutes les Douleurs de Notre-Dame,
l'Église nous donne une très belle prière à méditer dans le chant du "Stabat Mater".


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