Les points essentiels à aborder avec les enfants :

- Jésus est remonté au ciel
- Jésus nous a rouvert la porte du Ciel
- Il est allé nous préparer une place
- Il reviendra...
- Jésus ne nous laisse pas seuls.
Trois remarques fondamentales pour les parents et éducateurs.

Le récit de l'Ascension ouvre concrètement aux enfants la perspective de la vie éternelle, de la vie du Ciel à laquelle nous sommes tous appelés. Il nous permettra de développer en eux, dès 4 ans, le désir du Ciel : c'est la vertu théologale d'ESPÉRANCE.

Cet enseignement est important. 
Mais il suppose qu’au préalable l’enfant ait entendu parler du péché originel et de ses conséquences, qu'il sache aussi que, si Jésus est mort pour nous sauver, c’est précisément pour nous arracher au mal et nous “rouvrir” le ciel : cela, un enfant de 4 ou 5 ans est tout à fait capable de le comprendre. 
Encore faut-il qu’il sache :

- qu’il est fait pour le Ciel,

- que le Ciel, c’est un bonheur plus grand que tous les bonheurs de la terre,

- qu’il ait le désir de tout faire pour l’obtenir.

Les petits sont heureux de penser que Jésus est monté au Ciel pour leur préparer une place près de Lui.

Ne croyons pas que ces vérités de foi soient au-dessus de leur portée, qu'ils soient incapables de les "comprendre". Pour qu'ils puissent "comprendre" ces vérités surnaturelles, ayons nous-mêmes foi en l'action de l'Esprit-Saint dans leur âme.

La foi qu'ils ont reçue à leur baptême demande à être nourrie : pour cela, nous avons le devoir de leur donner, dès cet âge, TOUT le contenu de la foi, dans son "NOYAU", mais, bien évidemment, en le mettant à leur portée.

Rappelons encore que, avant l'éveil de la raison, cet âge est celui d'un mode de connaissance intuitif : 
le petit enfant vit de plain-pied dans le surnaturel et, pour nourrir son âme, de simples AFFIRMATIONS suffisent…à condition d'être bien "ancrées" dans notre foi personnelle, notre propre certitude (l'heure des "explications" viendra plus tard).

L'enseignement sur l'Ascension, même à des petits de 4 ans, doit aborder TOUS les éléments suivants.

Cela ne veut pas dire, toutefois, qu'il faille tout dire en une seule fois : ce serait beaucoup trop. 
Gardons toujours le principe de toujours partir de ce que l'enfant sait déjà, et de ne donner qu'une seule idée nouvelle à la fois. 
L'idéal est de pouvoir en faire un peu chaque jour, tout au long de la semaine (par exemple, avant la prière du soir). On commence par rappeler ce qui a été dit la veille, avant d'introduire un élément de plus.

- Jésus est remonté au ciel, le jour de l'Ascension.

- Jésus nous a rouvert la porte du ciel qui était fermée depuis le péché originel.

- Il est allé nous préparer une place, à condition que nous Lui ayons été fidèles pendant toute notre vie.

- Il reviendra sur la terre, à la fin du monde, dans la gloire, pour juger tous les hommes, c'est-à-dire récompenser les bons et punir les méchants.

- Jésus ne nous laisse pas seuls : Il reste avec nous, sur la terre, présent dans la Sainte Eucharistie.

Jésus est remonté au Ciel, le jour de l'Ascension.

Le récit n'est pas difficile à faire, on peut tout simplement le lire dans les Actes des Apôtres (1, 9-11)

Situer d'abord la scène : 
Jésus avait donné rendez-vous à tous ses amis, les Apôtres, les saintes femmes, les disciples, et leur donne ses derniers enseignements. Puis Il s'élève dans le ciel par sa propre puissance.

Ce point est à mettre en valeur : 
jamais on n'a vu, et jamais on ne verra..., aucun homme s'élever en l'air et disparaître ainsi dans le ciel.

Mais ce phénomène qui dépasse les forces naturelles humaines ne pose aucun problème aux petits : Jésus est Dieu, Il peut tout, et cette Ascension dans le ciel est bien la preuve qu'Il est Dieu.

L'attitude correspondante de notre part, c'est l'ÉMERVEILLEMENT de la puissance de Jésus, et la JOIE du triomphe définitif de Jésus. Car, en remontant au ciel, Il nous a rouvert la porte du ciel.

Jésus nous a rouvert la porte du Ciel

qui était fermée depuis le péché originel qui nous avait enlevé l'amitié de Dieu et fermé l'entrée au Ciel. 

Les enfants savent aussi que Jésus est venu pour nous sauver. Toutes les étapes de la vie de Jésus, que nous avons déjà vues avec eux, il faut maintenant les relier à l'évènement d'aujourd'hui.
En montant au ciel, Jésus entraîne à sa suite toutes les âmes des justes de l'Ancien Testament, retenues aux "Limbes" tant que Jésus Lui-même n'était pas remonté au ciel. Parmi ces âmes, il y a eu des enfants : Abel, les frères Macchabées, morts martyrs pour ne pas sacrifier aux idoles ...

Il est allé nous préparer une place…

A la suite de ces âmes justes qui sont maintenant au ciel auprès de Jésus, nous sommes TOUS appelés à aller Le retrouver au ciel, après notre vie sur la terre, pour un bonheur qui ne finira jamais ....

Nous sommes tous destinés à aller au Ciel : le vrai but de notre vie n'est pas de rester sur la terre, mais de nous préparer au bonheur du ciel. Vérité fondamentale qu'il est bon pour tous de se rappeler fréquemment : la fête de l'Ascension est pour cela l'occasion privilégiée.

Mais ce bonheur se mérite, il ne s'obtient qu'à la condition d'avoir été fidèles à Dieu pendant toute notre vie, en nous appliquant à vivre comme de bons enfants de Dieu, à la ressemblance de Jésus : éviter le mal, et faire le Bien. 
D'où l'importance de développer dans le cœur de nos enfants le DÉSIR DU CIEL. C'est ce que nous fait demander l'Acte d'Espérance :

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, 
par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde,
et si j'observe vos commandements, le bonheur éternel dans l'autre monde,
parce que Vous l'avez promis, et que Vous êtes fidèle dans vos promesses.

Il reviendra dans la gloire, pour juger tous les hommes,

c'est-à-dire récompenser les bons et punir les méchants. 

Cette partie est intimement liée au mystère de l'Ascension : il serait très dommageable, dans un enseignement sur l'Ascension, de ne pas la mentionner.

L'expérience montre que, dès 4 ans, l'enfant est capable d'assimiler parfaitement cette connaissance : la notion de récompense ou de punition fait partie de sa vie quotidienne, et répond à ce besoin inné de justice qu'ont les enfants.

On trouve une excellente présentation, pour de jeunes enfants, de l'ensemble de cette leçon sur l'Ascension, dans "Jésus est Dieu, le Pain des petits". (ed.TEQUI)

Mais Jésus ne nous laisse pas seuls :

Il reste présent sur terre, dans la SAINTE EUCHARISTIE. Faire remarquer que : 

en même temps Jésus est au Ciel, à la Droite de Dieu le Père, et

en même temps, Il n'a pas voulu nous quitter, car Il sait que sans Lui, nous ne pouvons rien faire. (Jn 15,5)

C'est l'occasion de s'émerveiller de la puissance et de la bonté de Jésus, si attentif à tous nos besoins.
Cet enseignement permet de développer en l'enfant son amour pour l'Eucharistie et sa vie intérieure :

- Joie de savoir Jésus heureux au ciel pour toujours.

- Action de grâces : Il est allé nous préparer une place au ciel.

- Foi en la Présence de Jésus au tabernacle.

- Espérance d'aller Le retrouver au Ciel,

- Ce grand désir doit nous aider à tout faire pour y arriver.

Nous prolongerons donc cette leçon par une VISITE AU TABERNACLE :

"Jésus, je ne Vous vois pas. Mais je sais que Vous êtes là. Je Vous adore.
Je sais que Vous m'attendez au Ciel, je désire tant aller Vous y retrouver un jour.
Pour y arriver, aidez-moi à toujours bien faire tout ce que Vous voulez".


 

Éveiller et entretenir en nos enfants le désir du Ciel

Éveiller en nos enfants le désir du Ciel dépend entièrement de nous : c’est à nous de leur faire dépasser les horizons de la terre et de leur ouvrir cette perspective de la vie éternelle à laquelle ils sont appelés. 
A nous de leur faire découvrir que nous sommes attendus au Ciel par notre Père, parce qu’Il nous aime.

Ce bonheur merveilleux qui nous est promis, comment ne pas tout faire pour l’obtenir ? 
Nous avons l’assurance que notre place est marquée Là-haut : il ne faut pas la perdre (et ce serait par notre faute).

Seul un réel désir du ciel peut nous aider à dépasser nos affections pour les biens de la terre. 
La fête de l’Ascension est l’occasion privilégiée de faire réfléchir nos enfants sur leur VOCATION D’ÉTERNITÉ.

Une manière de vivre sous-tendue par le désir du Ciel

Vivre en conformité avec notre vocation de baptisés”… 
Cette perspective de la vie éternelle va nécessairement orienter notre vie quotidienne dans le sens de la fidélité à Dieu et à sa volonté, exprimée dans les commandements.

- Cela demande d'apprendre à passer à travers les plaisirs de la terre, sans s’y arrêter, pour s’attacher à Dieu seul : seule cette perspective peut nous aider à relativiser les plaisirs ou les contrariétés de la vie sur la terre.

- Cela ne sera possible qu’avec une vie de prière régulière, quotidienne :

vivre sous le regard de Dieu, chercher à faire ce qui Lui plaît,
avoir en Lui une entière confiance, 
savoir qu’on peut tout Lui demander, en particulier sa force (sa grâce) pour faire le bien et résister au mal.

- Les vies des saints nous montrent, sous des modèles nombreux et très variés, comment leur vie était réellement animée, guidée par ce désir du ciel. Ils sont pour nous, petits et grands, de bons exemples à suivre.

Un exemple : dans la famille Martin (celle de sainte Thérèse de Lisieux), la conversation sur la vie du ciel était habituelle entre parents et enfants.

- Pour familiariser nos enfants avec la pratique du bien, le plus sûr moyen est de leur donner dès les toutes premières années de bonnes habitudes, comme de "ne pas s'attacher aux biens qui passent..." : travail de longue haleine qui dure toute la vie... Autant le commencer tôt, il n’en sera que plus facile !

- Cette formation ne peut se réaliser sans une véritable et sérieuse éducation du sens de l’effort.
Cette partie de l’éducation est fondamentale.

L'espérance dans l'éducation chrétienne de nos enfants

Croire à la vie éternelle, conformer toute sa vie à cette perspective, cela demande - à notre époque - une bonne dose de foi…

Mais lorsqu'il s'agit d'élever nos enfants, cela devient de l'héroïsme ! Et pourtant c'est possible... Ceux qui en sont les témoins, c'est vous, chers parents ou catéchistes.

Qu'est-ce que l'éducation, actuellement, sinon une nécessité de naviguer continuellement à contre-courant ? On n'aime pas être "contre"...

Mais n'êtes-vous pas vous-mêmes les témoins de la confiance en Jésus ressuscité et dans les promesses divines, en choisissant pour vos enfants ce qu'il y a de meilleur, non pas dans l'immédiat, mais à long terme ?

Pour cela, orienter toute votre vie et celle de vos enfants vers la vie éternelle, par l'éducation quotidienne, par le choix des écoles, des amis, et des distractions, avec la nécessité de les "préserver", pas plus, mais autant qu'il est nécessaire pour que nos petits puissent vivre dans l'amitié divine :

Dieu les aime, les désire, les attend.


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