À propos de l' Annonciation, deux textes très différents, mais l'un et l'autre d'une grande richesse...

Nous vous proposons ici deux textes, très différents, mais chacun d'une grande richesse.
Le premier nous introduit immédiatement dans la profondeur du mystère de l'Incarnation.
Le second nous fait entrer dans la joie du mystère du salut…

Ave Maria !...

Qu'il est doux de chanter l'AVE MARIA le jour même où il fut apporté du ciel. Saluons Marie.
Admirons, adorons ce que Dieu fait d'elle, en elle, pour nous.
Autour d'elle, tout est en mouvement. Il s'agit de la grande merveille.
Dieu veut créer une Vierge Mère, une Mère de Dieu, un Homme-Dieu.
Pour tant de merveilles, la Sainte Trinité tout entière se met à l'œuvre.
Le Père qui veut donner son Fils, envoie d'abord son ange.
L'ange parle, il instruit Marie. Elle écoute, elle s'enquiert, elle veut savoir.
Elle sait, elle consent, elle se donne à la volonté de Dieu.
Le Saint-Esprit opère en elle, l'Homme-Dieu est conçu.
Le voilà revêtu de notre chair, animé d'une âme semblable à nos âmes.
Comme Dieu, Il est grand ; comme homme, il s'est fait aussi petit que possible.
Et la Vierge porte en elle ce trésor et personne au monde ne le sait.
Elle est seule à adorer Jésus dans son incarnation ;
elle est seule à l'aimer dans ce mystère, source de tous les mystères,
abîme de toutes les grâces.
Unissons-nous à Marie pour adorer Jésus. AVE MARIA.
(Père EMMANUEL Méditations pour tous les jours de l'année liturgique. Réed. DISMAS 1987)

Un message de joie

Que dit ce bienheureux Ange envoyé à la Vierge très pure ?...
Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
C'est par des paroles de joie que ce messager de la joie commence à lui parler.
Il avait appris en effet, il savait parfaitement que son message préparait la joie à tous les hommes,
et débarrasserait tous ceux qui le voudraient de toute sorte de douleur.
Il avait appris que la divine connaissance de ce mystère inonderait le monde de lumière,
qu'elle dissiperait les ténèbres de l'erreur, qu'elle émousserait l'aiguillon de la mort.
Il avait appris que la violence de la corruption serait brisée,
que la victoire serait ravie à l'enfer.
Il avait appris que la lumière du salut luirait pour l'homme perdu
qui, depuis longtemps, gémissait sous le joug de ces maux,
depuis qu'il avait été expulsé du paradis de délices et exilé de ce bienheureux domicile.
C'est pourquoi sa mission débute par des paroles de joie.
C'est pourquoi la joie précède cet heureux message qui devait réjouir tous les croyants.
(Saint Sophrone, évêque. homélie sur l'Annonciation)


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