Une étude pour vous aider à répondre à ceux qui sont tentés de mettre en cause cette vérité de foi.

 Un cri d'alarme nous est parvenu, de la part de catéchistes, au sujet d'une mise en doute en train de se répandre dans certains horizons catéchétiques, sur la virginité de Marie après son enfantement.

L'erreur n'est pas nouvelle ! Déjà en 533 (5° concile général) et en 649 (concile du Latran), l'Église, interprète infaillible de la Tradition, a dû la condamner et a défini comme vérité de foi la virginité perpétuelle de Marie. Ce que confirme le Catéchisme de l'Église catholique au paragraphe 499, "Marie toujours Vierge" :

L'approfondissement de sa foi en la maternité virginale a conduit l'Eglise à confesser la virginité perpétuelle de Marie même dans l'enfantement du Fils de Dieu fait homme. En effet, la naissance du Christ n'a pas diminué mais consacré l'intégrité virginale de sa mère. La liturgie de l'Eglise célèbre Marie comme la Aeiparthenos, "toujours vierge". (CEC § 499)


Marie a été vierge avant, pendant et après son enfantement.
Par un privilège admirable et unique, la perpétuelle virginité se trouva en elle jointe à la maternité divine. Saint Matthieu applique à la Très Sainte Vierge Marie la prophétie d'Isaïe (7, 14)

Et tout cela arriva pour que s'accomplît ce que le Seigneur avait dit par le prophète :
"Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, qui sera appelé Emmanuel", c'est-à-dire Dieu avec nous. (Mt 1, 23)

Ezéchiel l'a aussi prophétisé :

Il me ramena vers le porche extérieur du sanctuaire, face à l'Orient . Et Yahvé me dit :"Ce porche sera fermé ; on ne l'ouvrira pas, on n'y passera pas, car Yahvé le Dieu d'Israël y est passé ; aussi sera-t-il fermé ..." (Ez 44,1)

Commentaire d'un Père de l'Eglise : "J'ai vu une porte close (le porche fermé) : voici que l'Éternel passait par elle pour le salut du monde. Et elle restait close, signifiant la Vierge qui demeura vierge après l'enfantement."

Les adversaires de cette vérité s'appuient sur certains passages de l'Evangile pour prétendre que Marie a eu d'autres enfants. Il est facile d'y répondre :

1 - Lc 2, 23 : Jésus est appelé le "premier-né".

- Dans la loi juive, le mot "premier-né" désignait tout premier enfant, qui devait être consacré à Dieu, qu'il ait, par la suite, des frères ou non. Ce mot s'appliquait donc à Jésus, bien que fils unique.

2 - Mt 13, 55-56 : il est question de ses "frères et sœurs".

- Ce terme était employé couramment dans la coutume juive (et l'est encore de nos jours, en Afrique par exemple) simplement pour désigner des cousins ou des proches du même village.

Les Pères de l'Eglise regardent cette opinion des adversaires de la virginité perpétuelle de Marie comme blasphématoire et injurieuse envers Notre Seigneur. Ils rappellent que

- Marie avait fait vœu de virginité :

Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? (Lc 1, 34)

- et que, si le Christ sur la croix confia sa mère à l'apôtre saint Jean, c'est que Marie n'avait pas d'autres enfants.

Ce même Fils unique éternel du Père éternel est né du Saint-Esprit et de la Vierge Marie... Il a été conçu du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Mère qui ainsi l'a mis au monde en gardant sa virginité, de même qu'elle avait gardé sa virginité en le concevant.
(saint Léon)

De la même manière que la naissance de Jésus "n'a pas altéré la virginité de sa Mère, mais l'a consacrée", de la même manière, Jésus est sorti du tombeau sans que soit retirée l'énorme et lourde pierre qui en fermait l'entrée. De la même manière encore, après sa Résurrection, Il est entré au Cénacle "toutes portes closes".

Voici enfin l'argumentation de saint Augustin (suite du sermon 191 sur la Nativité) :

"Marie fut vierge avant de concevoir et resta vierge après l'enfantement. Il est inadmissible en effet que dans cette terre, c'est-à-dire dans cette chair d'où naquit la Vérité, périsse l'intégrité.
De fait, après sa Résurrection, comme on prenait Jésus pour un esprit et non pour un corps, il dit :"Palpez et voyez : un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai" (Luc 24, 39). Malgré sa compacité, son corps était passé à travers les portes closes pour se trouver présent au milieu de ses disciples (Jn 20, 19).
Pourquoi dès lors, lui qui, adulte, entrait par des portes closes, n'aurait-il pu sortir, bébé, d'un sein intact ? Or, ni ceci ni cela n'est accepté par les incroyants.
Aussi est-ce plutôt à la foi que l'un et l'autre conviennent, si l'incroyance les refuse tous les deux. C'est de l'incroyance, en effet, de ne pas croire à la divinité dans le Christ.
Dès lors, si la foi reconnaît que Dieu est né dans la chair, elle ne doute pas non plus que l'un et l'autre soient possibles à Dieu, à savoir : - et qu'un corps adulte puisse être présent à l'intérieur d'une maison dont les accès sont fermés, - et que l'enfant puisse sortir du sein maternel sans léser son intégrité virginale."

La virginité perpétuelle de Marie, l'Église la chante tous les soirs, au temps de l'Avent et de Noël, dans l'antienne finale à la Sainte Vierge, à la fin des Complies. C'est l'"Alma Redemptoris Mater" :

Douce et bonne Mère du Rédempteur,
porte du ciel toujours ouverte, étoile de la mer,
secourez un peuple qui tombe, mais qui travaille à se relever.
Vous qui, au grand étonnement de la nature, avez enfanté votre Créateur,
Vierge avant comme après l'enfantement,
recevant le salut de Gabriel, ayez pitié des pécheurs.


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