Trois points à mettre en relief : - le diable existe, - il nous pousse à désobéir, - mais nous restons libres.
Toujours finir par un retour aux bons anges.

Un enseignement sur les anges ne peut passer sous silence ni la révolte des anges, ni l'existence des démons.
C'est un élément essentiel dans la vie de l'enfant : même tout jeune, il est appelé sans tarder à la lutte quotidienne contre ses défauts… Qu'il sache QUI le pousse au mal, et QUI l'aide à faire le bien.

Cela va les effrayer… ?

N'ayons pas peur "d'effrayer" les enfants en leur parlant du démon : c'est une réalité, invisible, certes, mais nous savons combien nos petits sont à l'aise avec les réalités surnaturelles.

Trois points…

…à mettre en relief dans notre entretien avec les enfants

1 - le diable existe. Création des anges - la révolte, ou refus d'obéir à Dieu - l'état actuel : l'enfer.

2 - son action autour de nous : il nous pousse à désobéir.

"L'action des démons est un fait : elle s'impose au même titre que leur existence."
(Chanoine QUINET)

3 - Mais il ne peut pas nous y obliger : nous restons libres.

"Le démon est comme un chien méchant attaché à une chaîne : si nous en approchons, il mord ;
mais si nous n'en approchons pas, il ne peut qu'aboyer et tirer sur sa chaîne." (Saint Augustin)

Ce point est capital et devra être souvent repris : c'est à nous d'apprendre à RÉSISTER à ses idées mauvaises et, pour un petit, la meilleure façon de résister à ses mauvaises idées, c'est d'ÉCOUTER SON BON ANGE.

Comment en parler aux enfants ?

Nous vous proposons ici une bonne formulation de ces vérités fondamentales, mises au niveau des enfants :

" Dans le ciel, les anges étaient très heureux, et le Bon Dieu leur avait seulement demandé de Lui obéir : c'était bien juste, puisqu'ils appartenaient à Dieu qui les avait créés.
Or, il y avait des anges qui étaient très orgueilleux, fiers.
Un jour, ils ont dit :"Nous n'obéirons pas ! Nous n'avons pas besoin du Bon Dieu, nous sommes assez forts sans Lui, nous n'avons pas besoin de Lui. C'est nous qui sommes les Maîtres !"

Le Bon Dieu avait été si bon pour eux : ils n'existaient pas, le Bon Dieu leur avait donné la vie, ils pouvaient comprendre, ils pouvaient dire "je veux", le Bon Dieu leur demandait seulement de ne pas faire ce qui était mal.
Tous auraient dû aimer beaucoup le Bon Dieu et lui obéir, mais il y en a qui ont dit :"Je ne veux pas obéir !"
Que c'est triste ! Ils ont dit "non" au Bon Dieu !

Quand on dit non au Bon Dieu, on n'est plus pur. Eux qui étaient bons, ils sont devenus méchants. Ils étaient si beaux, ils sont devenus laids. Et lorsqu'on n'est plus beau, de la beauté du Bon Dieu, on ne peut plus être avec Lui.
Et là où ils sont pour toujours, depuis qu'ils se sont séparés du Bon Dieu, c'est l'enfer.

Depuis, ils ne pensent qu'à faire le mal, ils sont méchants, ils n'aiment pas le Bon Dieu, ni ceux qui aiment le Bon Dieu. Quand ils voient quelqu'un qui veut obéir, ils cherchent à le faire désobéir. On les appelle les démons".
(Mme DAMEZ Le Bon Dieu aime ses enfants, deuxième étape. TEQUI)

Que penser de l'imagerie sur les diables ?

Quant à la représentation visuelle des diables, (pour saisir le monde spirituel, nous avons besoin d'un support sensible), on a beaucoup critiqué une certaine imagerie quelquefois très réaliste, voire impressionnante pour de jeunes imaginations, très en vogue à une certaine époque...

Nous serions plutôt, à l'heure actuelle, tombés dans l'excès inverse qui consiste, puisqu'on ne parle plus du tout des démons, à ne pas, non plus, le représenter. Autant nier leur existence…

Il est certes préférable de garder une juste sobriété dans la représentation visuelle de ces êtres spirituels.

Pourtant, toute l'imagerie du Moyen Age débordait du réalisme le plus cru : les images de nos cathédrales, véritables catéchismes de "pierre" ou de vitrail, étaient précisément destinées à enseigner les réalités surnaturelles, invisibles, en leur donnant un support sensible.

En ces siècles où la foi était grande, on ne craignait pas de donner du démon des représentations fort suggestives ! Le réalisme de certaines statues, (ou les gargouilles, par exemple !), n'avait pas d'autre but que de nourrir la foi des fidèles et les aider à en vivre.

Si l'occasion nous est donnée de visiter une cathédrale, ou de contempler un beau tableau sur ce sujet avec nos enfants, nous pouvons constater que non seulement ce sujet les intéresse fort, mais leur apporte une connaissance exacte des réalités spirituelles, et leur inspire une crainte toute salutaire : ce qui était bien le but de ces catéchismes de pierre.

Susciter une crainte salutaire et l'horreur du mal

Or, c'est précisément cette crainte salutaire qui aidera l'enfant à repousser les suggestions mauvaises.

Par la crainte du Seigneur, on se détourne du mal. (Pr 16, 6)

La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. (Ps 110, 10)

Dès 3 ans, le petit est tout à fait capable de comprendre ces choses et d'en faire son profit dans sa vie quotidienne, car il a déjà à faire cet apprentissage toujours difficile (et qui dure toute la vie !) de résister à l'envie de mal faire.

"La chute des anges doit faire naître dans l'esprit de l'enfant l'horreur de tout ce qui apparaît comme une révolte ou une désobéissance à l'égard de Dieu". (Nouvelle Miche de Pain -TEQUI)

En contrepoids à cet esprit d'indépendance, le "Je ne servirai pas !", que nous tenons du péché originel,
le tout premier effort à obtenir d'un enfant est bien l'obéissance. C'est vraiment la base de l'éducation.

Toujours finir par un retour aux bons anges

Enfin, dans un entretien sur les démons, il est indispensable de toujours finir par un retour aux bons anges, et par la confiance en notre ange gardien : il vit heureux auprès de Dieu, et Dieu lui a donné la mission de nous protéger pour nous conduire à notre tour sur le chemin du ciel.

C'est lui qui nous suggère le bien à faire, et nous retient lorsque nous avons envie de faire le mal.
Mais là aussi nous restons libres de suivre ou de refuser sa bonne inspiration.


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