Par sa mort, Jésus nous libère du péché, nous ramène à la Lumière et nous guide dans le chemin de la paix.

Dieu sauve ses enfants de tout péril

Le psaume 106 est un chant d'action de grâces pour la continuelle protection de Dieu sur les hommes.
A travers l'histoire du Peuple de Dieu, il évoque en cinq tableaux les différents malheurs de la vie humaine d'où la Providence divine tire toujours ses enfants… dès qu'ils font appel à Lui :

1 - hommes égarés… que Dieu remet dans la voie,
2 - prisonniers… dont Il brise les fers,
3 - malades… qu'Il retire des portes de la mort,
4 - navires, assaillis par la tempête… qu'Il conduit au port,
5 - affamés, dont la terre était stérile…auxquels Il rend l'abondance.

Au sens spirituel, ces cinq tableaux illustrent les principaux bienfaits que Jésus-Christ, notre Sauveur, notre Libérateur, a apportés au monde :

1 - Il nous retire des égarements du péché ;
2 - Il nous délivre de ses liens ;
3 - Il nous guérit de ses blessures ;
4 - Il nous protège contre les orages des passions ;
5 - enfin, au lieu de la famine qui règne sur le monde, Il nous fait trouver dans son Eglise l'abondance des grâces dont nous avons besoin pour vivre, avec l'Eucharistie pour nourriture.

Nous ne citerons ici que le 2ème tableau, qui concerne les prisonniers :

Certains gisaient dans les ténèbres mortelles, captifs de la misère et des fers :
ils avaient bravé les ordres de Dieu et méprisé les desseins du Très-Haut ;
soumis par Lui à des travaux accablants, ils succombaient et nul ne les aidait.
Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et Lui les a tirés de leur détresse :
Il les délivre des ténèbres mortelles, Il fait tomber leurs chaînes.
Qu'Ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes.
Car Il brise les portes de bronze, Il casse les barres de fer. (Ps 106, 10-16)

Le péché nous maintient dans l'esclavage

L'état de péché est vraiment une prison : "les portes de bronze… les barres de fer." (Ps 106, 16) 
C'est toute la "servitude" des mauvaises habitudes. Chacun de nous a les siennes. Et nous n'arrivons pas à nous en dégager : "captifs de la misère et des fers…"

Non seulement nous sommes "enfermés" - nous n'arrivons pas à "en sortir", à nous dégager des liens qui nous enserrent - mais nous sommes effectivement dans des " ténèbres mortelles" : ces ténèbres nous empêchent de "voir" le bien que nous devrions faire.

Par sa Mort, Jésus nous en délivre

Il nous délivre des ténèbres mortelles, et Il fait tomber nos chaînes... (Ps 106, 14)

C'est sa Résurrection, victoire sur la mort, qui nous obtient d'être libérés du péché, de pouvoir en sortir. Jésus, notre Libérateur, est venu

ouvrir les yeux des aveugles, faire sortir de prison les captifs, du cachot ceux qui sont assis dans les ténèbres... (Is 42, 7)

Sa Résurrection nous ramène à la Lumière…

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière
et, sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, la lumière a resplendi ... (Is 9, 1)

Seule, la Lumière que Jésus apporte peut nous tirer de l'obscurité du péché : "Je suis la lumière du monde..." (Jn 8, 12)... et nous remettre dans le droit chemin :

…Éclairer ceux qui se tiennent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort,
et guider nos pas dans le chemin de la paix. (Lc 1, 78-79)

… et nous guide dans le "chemin de la paix"

Jésus nous délivre, Il nous éclaire et nous guide dans le chemin de la paix : la voie du bien.
- Pensons-nous, d'abord, à Lui dire notre reconnaissance ? À "dire merci" ? Savons-nous, comme nous y invite le psaume 106 " rendre grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes." ?

- Savons-nous, ensuite, marcher sur ce chemin de la paix comme des gens vraiment "libres" ?
Le chemin de la paix, c'est la voie de l'amitié de Dieu, d'une entière confiance, la voie de l'abandon.
Sur ce chemin, nous ne pouvons avoir qu'un seul guide : Celui qui a dit :

"Je suis la Voie, la Vérité, la Vie". (Jn 14, 6)

…Comme des "ressuscités" ?

Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'En-Haut,
là où se trouve le Christ, assis à la Droite de Dieu.
Ayez du goût pour les choses du Ciel, non pas pour celles de la terre. (Col 3, 1-2)

Cette vie de ressuscités demande en premier lieu de renoncer au mal sous toutes ses formes :

Vous étant donc dépouillés de toute sorte de malice, de tromperie, de dissimulation, d'envie et de médisances... (1 P 2, 1)

et de vivre en véritables enfants de Dieu :

...comme des enfants nouveaux-nés, désirez ardemment le pur lait spirituel,
afin qu'il vous fasse grandir pour le salut, si toutefois vous avez goûté combien le Seigneur est doux. (1 P 2, 2)

La Sainte Église, notre Mère, s'adresse à nous "comme (quasi modo...) à des enfants nouveaux-nés" : notre vie de grâce n'a-t-elle pas commencé - ou recommencé - au cours de la Nuit Pascale ?
L’Église nous presse maintenant de vivre selon la loi de liberté :

Vivre… selon la loi de liberté

L'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pesants, car tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde ;
et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Quel est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? (1 Jn 5, 3-5)

Par le sacrifice de sa vie, signe de notre mort au péché, et par sa Résurrection, signe de notre vie pour Dieu, le Christ nous a libérés une fois pour toutes. Ce bienfait nous est définitivement acquis. Encore faut-il ne pas le laisser "inexploité" ...
Si nous avons tant de mal à nous dégager de nos mauvaises habitudes, ne serait-ce pas que nous comptons trop sur nous-mêmes… et pas assez sur la force de liberté que Jésus nous a acquise par sa Résurrection ?
Le Christ nous a sauvés, Il nous donne la liberté de "vivre comme des ressuscités", de vivre pour le bien, comme des enfants de Dieu. Mais nous restons toujours libres de choisir entre le bien et le mal :

J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction :
choisis la vie afin que tu vives. (Dt 30, 19)

Savons-nous toujours nous "libérer", nous dégager des liens de nos mauvaises habitudes ?

Pour vous, c'est à la liberté que avez été appelés.
Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour satisfaire les désirs de la chair. (Ga 5, 13)

…Avec le soutien de la grâce

Et comment y parviendrons-nous, si nous ne nous appuyons pas sur la grâce que Jésus nous donne ?
De même que l'action créatrice du Père se prolonge de siècle en siècle pour nous maintenir en vie à tout instant, de même l'action libératrice du Christ se prolonge dans nos âmes jour après jour... à condition pourtant que nous nous prêtions à son action, que nous Le laissions agir en nous.

Avons-nous réellement, profondément, ce désir d'une très pure vie spirituelle d'union à Jésus-Christ ?
Vivre avec Jésus-Christ, c'est grandir en Lui, dans la grâce, dans son intimité.
Et nous le faisons principalement par la sainte Eucharistie, qui est le "lait spirituel" des baptisés.

Pour "vivre comme des ressuscités", il faut vivre dans un esprit de foi, en nous appuyant non pas sur nos moyens humains, mais sur la force divine, en laissant Jésus agir en nous. Par sa Grâce.

Pensons-nous, à chacune de nos communions, à Lui remettre l'entière direction de toutes nos actions, à nous laisser "modeler" par sa grâce, à son gré plutôt qu'au nôtre ?... dans une attitude d'abandon qui est déjà, en elle-même, une grâce…que nous obtiendrons certainement si nous la demandons.

Dieu, riche en miséricorde, poussé par l'amour extrême dont Il nous a aimés,
alors que nous étions morts à cause de nos péchés, nous a rendu la vie dans le Christ,
car c'est par grâce que nous sommes sauvés ;
avec Lui Il nous a ressuscités et nous a fait asseoir ensemble dans les cieux en Jésus-Christ...
(Ep 2, 4-6)


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