La liturgie nous invite à la joie de la Résurrection.
Le temps pascal emplit toute l'année liturgique de sa clarté.
Pâques n'est pas seulement une fête parmi d'autres : c'est la Fête des fêtes, la Solennité des solennités.

Le temps liturgique nous fait suivre pas à pas notre Sauveur tout au long de sa vie sur la terre. L'Eglise nous invite à partager les sentiments qui furent les siens en chacune de ces circonstances.

Notre Mère la Sainte Eglise... déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l'année.
Tout en célébrant ainsi les mystères de la Rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses des vertus et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, ces mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut. (CEC 1163)

Par ce moyen, nous assistons à chacun de ces événements non pas en "spectateurs", d'une manière extérieure, mais nous nous y associons pleinement et avec amour. C'est de cette manière que nous bénéficions des grâces propres à chacun des mystères de la vie du Christ.
La liturgie de la Semaine Sainte nous a associés à toutes les souffrances que notre Sauveur a supportées pour nous sauver : c'était pour nous l'occasion de mieux comprendre le prix de notre rédemption.
Elle nous invite maintenant à la joie de la Résurrection de notre Rédempteur et Sauveur :

A partir du "Triduum" pascal, comme de sa source de lumière, le temps nouveau de la Résurrection emplit toute l'année liturgique de sa clarté.
De proche en proche, de part et d'autre de cette source, l'année est transfigurée par la liturgie. Elle est réellement "année de grâce du Seigneur" (Luc 4, 19). (…)
C'est pourquoi Pâques n'est pas seulement une fête parmi d'autres : elle est la "Fête des fêtes", "Solennité des solennités", comme l'Eucharistie est le "Sacrement des sacrements" (le Grand Sacrement). Saint Athanase l'appelle "le Grand dimanche", comme la Semaine Sainte est appelée en Orient "la Grande Semaine".
Le mystère de la Résurrection, dans lequel le Christ a écrasé la mort, pénètre notre vieux temps de sa puissante énergie, jusqu'à ce que tout Lui soit soumis.
L'année liturgique est le déploiement des divers aspects de l'unique mystère Pascal…
(CEC 1168-1170)

L'Eglise nous convie donc maintenant à la joie pascale, la joie de la Résurrection, et à vivre dans l'esprit de ce temps pascal.

"Avec les solennités pascales qui commémorent le triomphe du Christ, notre âme est pénétrée d'une joie intime ; il nous convient alors de nous souvenir qu'unis au Rédempteur, nous avons, nous aussi, à ressusciter d'une vie froide et inerte à une vie plus fervente et plus sainte,
en nous donnant pleinement et généreusement à Dieu, et en oubliant cette terre de misère pour aspirer uniquement au Ciel : Si vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d'en haut, prenez goût aux choses d'en haut. (Col 3, 1-2)"
(Pie XII. Mediator Dei. 1947)

"Ressusciter d'une vie froide et inerte à une vie plus fervente et plus sainte.", c'est la spiritualité du mystère pascal :

Nous sommes morts au péché, et vivants pour Dieu, dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Rm 6, 11)

Par sa mort, Jésus nous a obtenu la force de résister au mal : nous sommes "morts au péché", selon la puissante expression de saint Paul. Nous devons cette grâce au sacrifice de la Croix.

"En nous donnant pleinement et généreusement à Dieu"

La grâce propre au temps pascal est de nous "renouveler", de nous faire "vivre pour Dieu" selon le bien et la justice : c'est le chemin de la sainteté.

Recherchez les choses d'en haut, ... non celles de la terre. (Col 3, 1-3)


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