Le partage (ou aumône) est un point sur lequel nous sommes appelés à faire un effort particulier pendant le Carême. Comme expression de l'ouverture de notre cœur aux autres.

 Lorsqu'on parle d'aumône, on pense spontanément à des dons matériels faits aux plus démunis.

Le jeûne que je demande - dit le Seigneur - le voici : partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi les malheureux sans abri, habille celui que tu vois nu, ne te détourne pas de ton frère. Alors, ta lumière éclatera comme l'aurore. (Is 58, 6.8)

Mais, en réalité, cela comprend tout ce qui a trait à l'attention aux autres et au don de soi, ce qui est tout à fait personnel à chacun. Cela comprend non seulement les œuvres de la miséricorde corporelle, mais aussi - et on n'y pense moins souvent - toutes les œuvres de miséricorde spirituelle.

Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses nécessités corporelles et spirituelles. Instruire, conseiller, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts.
Parmi ces gestes, l'aumône faite aux pauvres est l'un des principaux témoignages de la charité fraternelle : elle est aussi une pratique de justice qui plaît à Dieu. (CEC 2447)

Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a pas,
et que celui qui a à manger fasse de même. (Lc 3, 11)

Donnez plutôt en aumône tout ce que vous avez, et tout sera pur pour vous. (Lc 11, 41)

Si un frère ou une sœur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne,
et que l'un d'entre vous leur dise "allez en paix chauffez-vous, rassasiez-vous",
sans leur donner ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? (Jc 2, 15-16)

"La pauvreté ne consiste pas seulement à avoir faim d'un morceau de pain, à manquer d'un vêtement, à ne pas avoir de maison où loger. La plus grande pauvreté peut se terrer au fond des cœurs...
L'amour est un fruit de toutes saisons. Le manque d'amour est la plus grande pauvreté...
Aujourd'hui, la plus grande maladie n'est pas la lèpre, la tuberculose, mais c'est d'être rejeté, mal-aimé dans la société."
(Mère Teresa)

Quelles que soient nos actions, ce qui importe, c'est qu'elles soient faites "par amour", en vue de plaire à Dieu : "l'aumône expie les péchés et fait trouver miséricorde". (To 12, 9)

La religion pure et sans tache aux yeux de Dieu le Père, la voici :
visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse... (Jc 1, 27)

Nous pouvons donc inscrire à notre programme les visites ou l'accueil des personnes âgées ou isolées, les visites aux malades, les soins aux handicapés...
Parmi les œuvres de miséricorde spirituelle, il y a encore une autre forme d'aumône, à laquelle on ne pense pas toujours, qui consiste à prier et faire pénitence pour ceux qui ne le font pas.

Le surplus dont nous nous priverons pendant ce Carême (friandises pour les enfants ; pour les adultes : tabac, alcool, spectacles …) nous donnera la possibilité d'aider au loin ceux qui souffrent des malheurs de la guerre ou des persécutions.
Les enfants, souvent plus généreux que nous, savent ouvrir leur cœur à la souffrance des autres. Encore faut-il les y inciter et les encourager. Là encore, l'exemple des parents est déterminant.

Où envoyer nos offrandes ?

Ces offrandes seront prises sur notre "superflu" et, pourquoi pas, sur ce que nous croyons nous être "nécessaire" ?
Les adresses ne manquent pas :

de la fondation Raoul Follereau (lépreux) aux "Enfants du Mékong" ou ceux du Liban, à l'Aide à l’Église en détresse, à un ami ou à un cousin missionnaire… (à titre d'exemples).
Et tant et tant d'autres. Nous avons chacun nos adresses.
A nous de répondre généreusement… au mieux de nos possibilités.

Quel que soit notre choix, ces actions seront souvent d'autant plus efficaces qu'elles auront été pensées, voulues, organisées à l'avance. Mais sachons aussi laisser de la place à l'imprévu !


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