NDBarcy4Le 8 septembre 1914, fête de la Nativité de la Vierge, les Allemands, sûrs de leur victoire, pensent être « à Paris dans deux jours », après une dernière halte à Barcy (commune de Seine-et-Marne, à 6 km de Meaux, à moins de 50 km de Paris). Mais ils sont brusquement contraints au repli. Après ce renversement mystérieux, des prisonniers allemands blessés ont tenu des propos étonnants.

Dans une lettre adressée aux carmélites de Pontoise, une personne de la Sarthe raconte : « Le 3 janvier 1915, un prêtre allemand, blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : "Comme soldat je devrais garder le silence... mais comme prêtre, je dois dire ce que j'ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d'être refoulés, car nous étions légions comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge, toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris. Elle nous tournait le dos et, de la main droite, semblait nous repousser... Cela, je l'ai vu et un grand nombre des nôtres aussi." »

À l'époque où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands prisonniers et blessés comme lui, arrivaient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une infirmière parlant allemand les accompagnait. Entrant dans une salle où était exposée Notre Dame de Lourdes, ils se regardèrent et s'écrièrent : « Oh ! la Vierge de la Marne ! » L'infirmière voulut les faire parler, mais ils s’y refusèrent.

D'autres récits provenant de soldats allemands de l'armée de von Kluck décrivent à peu près le même phénomène. Une religieuse qui soignait les blessés à Issy-les-Moulineaux a écrit notamment ces paroles recueillies d'un Allemand (catholique) par les prêtres infirmiers qui l'assistent. Grièvement atteint et jugé perdu, il leur confie en signe de gratitude : « Si j'étais au front je serai fusillé, car défense nous a été faite sous peine de mort de raconter ce que je vais vous dire. Vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n'avons pas pu aller plus loin : une Vierge se tenait devant nous les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l'ordre d'avancer. Pendant plusieurs jours, nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales Geneviève ou Jeanne d'Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, elle nous repoussa avec tant de force que tous, comme un seul homme, nous nous sommes enfuis ... Ce que je vous dis là, vous l'entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100000 hommes qui l'avons vu! »

NDBarcy2On peut y ajouter le témoignage nominatif et authentifié de l'épouse du maire de Barcy, Mme Bongard au sujet de sa propre mère. Cette dernière, bénévole en 1914 dans les hôpitaux où l'on recevait des blessés renvoyés sur l'arrière dans la région de Saint-Quentin, racontait : « Les blessés allemands, par centaines, disaient tous la même chose : c'est incompréhensible ! C'est la Sainte Vierge qui nous a repoussés. Nous l'avons vraiment vue et pourtant nous étions les plus forts... Nous étions en train d'écraser les lignes françaises, nous allions arriver à Paris et brusquement, la débâcie ! Nous l'avons vue, Elle, la Sainte Vierge. Etait-ce une apparition, un délire ? De la main elle nous repoussait et devant cette force surnaturelle nous avons fui ... on ne pouvait plus avancer !

NDBarcy3Conformément à un vœu de l'évêque de Meaux (Mgr Marbeaux) fait le 8 septembre 1914 (avant le miracle), une statue de Notre-Dame de la Marne fut érigée et inaugurée à Barcy le 9 juin 1924, pour marquer l'endroit le plus extrême de l'avancée ennemie. À sa demande, on y grava la mention: « Tu n'iras pas plus loin. »

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      Monument de Notre-Dame de la Marne, à Barcy

 

 


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